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Publié le
3 mars 2010
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Christian Lacroix se déploie sous licence

Publié le
3 mars 2010

C’est une seconde vie qui commence pour Christian Lacroix. Quelques mois après l’acceptation par le tribunal du plan de continuation des Falic (détenteur de la marque depuis 2005) et sans nouvelles du Cheikh d’Ajman, le PDG de la maison, Nicolas Topiol, dévoile sa stratégie basée sur le développement des licences.

Christian Lacroix
L'homme Christian Lacroix

Lacroix se concentre sur l'Homme
La Haute Couture n’est plus, le prêt-à-porter féminin est suspendu (jusqu’à l’horizon 2012). C’est sur l’homme, présent à travers 400 multimarques dont 350 en France, que Christian Lacroix mise dans un premier temps. Les licences existantes demeurent avec Sadev pour les pièces à manches, les costumes et le sportswear, Rousseau pour les chemises, la maille, les polos et t-shirts et Mantero pour les foulards et les cravates.

Sans oublier les licences territoriales, en Argentine où l’homme vit à travers sept boutiques et au Chili avec une vingtaine de corners gérés par un licencié affilié aux grands magasins Fallabela. Concentrée sur les chemises et les costumes, l’offre va bientôt s’étendre au sportswear.

Discrète pour le moment, la femme reste tout de même dans la galaxie Lacroix grâce aux robes de mariées avec Rosa Clara et les foulards et écharpes avec l’italien Mantero.

Et si le contrat avec Interparfums prend fin cette année suite à 11 ans d’aventure commune, le partenariat se poursuit avec Avon. Après Rouge et Noir en 2007, Absinthe en 2009 et ses "très bons résultats", Christian Lacroix continue son incursion beauté et promet de nouvelles fragrances homme et femme.

Et élargit ses horizons

Pour le nouveau chapitre de son histoire, la marque s’attaque donc à de nombreux territoires inexplorés. Maison&Objet en septembre prochain présentera la gamme de papeterie aux couleurs de Christian Lacroix, développée avec la société américaine Libretto. L’univers féminin de la marque accueillera des lunettes optiques et solaires fabriquées et distribuées à l’échelle mondiale par Mondottica, entreprise anglo-hongkongaise, à découvrir sur le Silmo en septembre prochain. L’homme suivra en 2011, précise le président.

Autre axe de déploiement: La décoration. Secteur sur lequel "nous avons beaucoup de choses à dire", note Nicolas Topiol, rappelant le succès du partenariat La Redoute et Christian Lacroix. Un accord de licence mondial vient d’être signé avec Designer’s Guild pour le tissu et accessoires d’ameublement (coussins, couvertures…), un autre avec Marotte pour s’introduire sur le marché de la marqueterie, boiserie.

Christian Lacroix
Couverture d'un notebook avec Libretto


Développement produits et licences
Voilà pour ce qui est signé. Dans le futur, Christian Lacroix va "développer les licences existantes en ajoutant des catégories de produits. L’homme, par exemple, n’a pas encore de chaussures, de montres, de maroquinerie, ou même de ceintures. Tout cela reste à construire", déclare notre interlocuteur. A l’instar du business model en Argentine, des licences territoriales devraient voir le jour sous peu, aux Etats-Unis ou encore en Asie (Chine, japon, Corée).

"Nous pensons aussi augmenter la présence féminine sur le marché de l’accessoire avec de la maroquinerie, des bijoux, des montres", ajoute Nicolas Topiol qui envisage également de revenir sur l’enfant. "Des discussions sont entamées avec deux groupes", nous dit-il.

Si l’on réfléchit à la mise en place d’un "concept retail sur l’homme pour développer des boutiques en propre ou en franchises d’ici à 2011", les boutiques de Las Vegas et de la rue Saint-Honoré ferment leurs portes. Le sort de celle rue Saint-Sulpice n’est pas scellé. "Comme nous souhaitons avoir une boutique à Paris, nous envisageons de la garder. Sinon, nous en ouvrirons une nouvelle en 2011". La boutique de New York quant à elle est conservée et distribue l’ensemble des licences.

Suite aux récents événements, l’équipe de Christian Lacroix s’est réduite à une douzaine de personnes (dont notamment Sacha Walckhoff, véritable garant du patrimoine créatif de la maison, au studio création). Nicolas Topiol souligne également son profond travail de réflexion autour du positionnement de la griffe, aux côtés de l’agence de David Lipman. "Nous remettons ensemble tout à plat. Que veut-on véhiculer ? Quels sont nos codes ? C’est un gros travail de fond pour créer le socle".

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