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15 avr. 2008
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Clarins : le nouveau patron va devoir déjouer les difficultés aux Etats-Unis

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AFP
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15 avr. 2008

PARIS (AFP) - L'arrivée programmée du franco-américain Philip Shearer à la tête de Clarins pourrait constituer une bonne nouvelle pour le groupe de cosmétiques, englué dans des difficultés aux Etats-Unis, marché bien connu du futur successeur de Christian Courtin-Clarins.

"Bonne nouvelle pour le groupe", arrivée porteuse d'une "nouvelle dynamique" et d'un "oeil nouveau sur la stratégie à mettre en place": les analystes saluaient lundi 14 avril la proposition faite trois jours plus tôt par la direction de nommer Philip Shearer, 55 ans, à la présidence du directoire.

Vice-président exécutif de Clarins depuis le 1er mars, M. Shearer a débuté sa carrière au sein du laboratoire américain Eli Lilly, avant de présider la division luxe du leader mondial des cosmétiques L'Oréal aux Etats-Unis et de diriger plusieurs marques de son concurrent américain Estée Lauder.

Les actionnaires se prononceront sur sa nomination lors de l'assemblée générale du 6 mai. S'ils l'approuvent, M. Shearer remplacera Christian Courtin-Clarins, 57 ans, président depuis juin 2000, et fils du président fondateur Jacques Courtin-Clarins, décédé en mars 2007.

Sa probable arrivée à la tête du groupe familial n'est pas une surprise: sa nomination comme vice-président exécutif, un poste nouvellement créé, "laissait penser à un tel mouvement", explique Merav Atlani, analyste du CM-CIC.

Mais elle pourrait être une chance pour Clarins: sa "connaissance approfondie du marché américain" pourrait être "l'aube d'une solution aux difficultés" du groupe aux Etats-Unis, où des pertes sont apparues au premier semestre 2007, estime-t-on chez Natixis.

Son "expérience" devrait permettre au groupe "d'accélérer son développement sur ce marché", renchérit Merav Atlani.

Lundi vers 15h (13h GMT), l'action Clarins gagnait 1,10 % à 40,51 euros dans un marché parisien en baisse de 0,25 %.

Le groupe réalise 16,3 % de ses ventes en Amérique du nord.

Aux Etats-Unis, il pâtit d'une baisse des commandes des grands magasins, qui réduisent leurs stocks depuis la fusion des géants May et Federated, ainsi que de lancements ratés de nouveaux produits, qui ont nécessité de lourdes dépenses de promotion.

Pour sortir de cette mauvaise passe, Clarins, qui a déjà restructuré sa filiale en réduisant ses effectifs et en déménageant son siège vers des locaux aux loyers moins élevés, ne fait pas mystère de sa volonté de réaliser des acquisitions sur ce marché clé.

Mais elle souligne aussi ses difficultés à trouver des cibles à des prix intéressants.

Interrogé sur de possibles mesures stratégiques que M. Shearer pourrait mettre en oeuvre dans ce contexte, le groupe s'est refusé à tout commentaire.

Toute évolution devrait toutefois se faire dans la continuité, estiment des analystes, car les deux fils de Jacques Courtin-Clarins restent dans le groupe : Christian Courtin-Clarins prend la tête du conseil de surveillance, en remplacement de Serge Rosinoer, et Olivier Courtin-Clarins conserve son poste de directeur général.

Ainsi, peu de risque de voir l'intégrité du groupe menacée, estiment-ils, d'autant plus que ce ne serait pas la première fois que Clarins serait dirigé par une personne extérieure à la famille: entre 1998 et 2000, Serge Rosinoer avait tenu les rênes de la présidence.

Face aux rumeurs d'OPA récurrentes, la direction de Clarins réaffirme régulièrement son "désir d'indépendance". En novembre, la famille, propriétaire de 64,9 % du capital, avait redit son intention de conserver le contrôle, même si elle a des "contacts multiples" avec d'autres groupes pour faire grossir Clarins.

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