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16 mai 2014
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Cyril Andrino: "Il est logique qu'il y ait des concentrations dans le secteur"

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16 mai 2014

BrandAlley et le groupe Andrino, propriétaire de Private Outlet, ont annoncé ce jour le rachat du premier par le second. C’est une première vraie concentration sur le secteur de l’outlet online en France. C’est aussi un nouveau groupe qui se constitue ainsi avec plusieurs métiers et des ambitions à l'international sous la houlette du dirigeant de l’ensemble, Cyril Andrino. Celui-ci commente ce rachat dans FashionMag Premium.

Cyril Andrino


FashionMag.com: Il est bien précisé dans votre annonce que le groupe Andrino rachète BrandAlley avec des fonds présents au capital de votre groupe et de celui de BrandAlley. Pouvez-vous préciser les pourcentages ?
Cyril Andrino: Je ne peux pas vous répondre eu égard à une clause de confidentialité. Ce qui est vrai, c’est que nous avons été suivis par les fonds présents dans notre capital, GIMV et Turenne Capital, mais aussi par certains fonds présents au capital de BrandAlley. En l’occurrence Banexi, A Plus Finance et BPI France. Je peux vous dire que je suis heureux que la BPI nous suive et réinvestisse dans le projet.

FM: Il vous paraissait inéluctable que deux acteurs de l’outlet se rapprochent ?
CA: Il est logique qu’il y ait des concentrations dans ce secteur. Ce n’est sans doute qu’un début.

FM: Vous pourriez en piloter d’autres ?

CA: Nous ne nous arrêterons pas maintenant. Nous envisageons en effet certaines acquisitions notamment dans des pays limitrophes de la France comme le Benelux, mais aussi des pays scandinaves et d'Europe de l’Est. Des sociétés dont l’activité évolue entre 10 et 70 millions d’euros.

FM: Comment allez-vous créer des synergies entre Private Outlet et BrandAlley qui sont d’abord historiquement concurrentes ?
CA: Ces sociétés ne sont pas tout à fait concurrentes, d’autant plus que leurs bases de données ne sont pas les mêmes. Certes les marques-enseignes ont chacune une activité outlet sur le web. Elle représente 50 % du total chez BrandAlley et 60 % chez Andrino, via Private Outlet. Les autres 50 % chez BrandAlley portent sur l’activité full price lancée il y a maintenant plusieurs années. D’ailleurs, BrandAlley doit sortir bientôt une nouvelle version de son site qui clarifiera encore plus les univers. Au sein du groupe Andrino, les 40 % restants proviennent de notre activité historique de déstockage off line. Nous allons étudier les meilleures synergies possibles. Nous avons le temps pour cela. Rien ne nous oblige à prendre des décisions demain matin. D’abord, nous gardons évidemment les deux marques. Chez BrandAlley en France, l’offre restera mixte. Chez Private Outlet, on pense implanter à côté de l’offre outlet une offre full price. On va aussi étudier le déploiement de BrandAlley dans les pays où nous sommes présents à l’étranger (Espagne, Italie, Allemagne) car nous avons une véritable culture internationale. Dans ces pays, on peut imaginer un développement de BrandAlley essentiellement par le full price, Private Outlet étant la marque-enseigne pour l’outlet. En fait, ce qui nous a vraiment séduits et motivés dans cette opération, c’est que nous offrons désormais aux marques toute la palette de la distribution. Nous pouvons proposer ces marques en full price. Dans un second temps, nous offrons le service de l’outlet online. Enfin, pour les derniers surstocks, nous pouvons utiliser notre compétence en outlet physique en écoulant des produits un peu partout dans le monde.

FM: Concrètement, comment la fusion va-t-elle se passer dans les prochains mois ?

CA: Nous allons commencer par rapprocher les équipes, la logistique, etc. Là aussi en prenant notre temps. Je peux par exemple vous dire que j’ai trouvé des professionnels remarquables chez BrandAlley qui connaissent leur métier, avec un management très solide. Il ne faut surtout pas casser cela. Côté logistique, le travail va être facilité dans la mesure où, depuis deux mois, nous avons le même partenaire extérieur que BrandAlley, en l’occurrence la SED. Evidemment il va falloir trouver des chemins pour se donner une nouvelle rentabilité, moins timide.

FM: J’imagine que Marc Heller (le dirigeant de BrandAlley, ndlr) quitte la société ?

CA: Marc partira vraisemblablement dans les prochaines semaines, le temps d’initier la transition.

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