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13 janv. 2010
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Daniel Hechter de retour à Paris

Publié le
13 janv. 2010

Bientôt deux ans que Daniel Hechter n’avait plus d’adresse en propre à Paris. Heureusement, la marque arrive début septembre au 38 rue Marbeuf, avec ses collections homme et femme élégamment rajeunies par Christophe Blondin-Pechabrier.

Daniel Hechter
Daniel Hechter collection automne-hiver 2009/2010

Très attendue, la boutique va s’étendre sur deux niveaux, soit près de 170 mètres carrés de vente répartis entre le rez-de-chaussée et le niveau inférieur. La marque a confié son intérieur au cabinet Malherbe, et l’annonce en phase avec la nouvelle image Daniel Hechter. On retrouvera ainsi une dominante d’un bleu marine laqué, fidèle au « bleu Hechter ». L’offre homme sera présente sur les deux niveaux : en bas, place à la collection ville tandis que les lignes plus sportswear investiront le rez-de-chaussée, en tête de gondole. Quant à la femme, elle voisinera avec le sportswear. Une répartition au deux tiers – un tiers entre l’homme et la femme qui représente assez fidèlement la proportion des lignes de la marque.

Arrivé en février 2008 à la tête du studio homme, Christophe Blondin-Pechabrier a assurément apporté un nouveau souffle aux collections. Il a renouvelé le vestiaire avec perspicacité, et constitué dans le même temps un « lifestyle Daniel Hechter ». Selon lui, primauté est donnée « au produit honnête », celui qui offre un rapport qualité-prix sans prétention mais ne néglige pas le style. La prochaine collection automne-hiver à découvrir dans la boutique Marbeuf est là pour en témoigner.

Les costumes sont sobres et élégants, la coupe est franche mais les détails bien présents, signes d’un travail de recherche ; et affichent un raisonnable 500 euros. De leur côté, les collections sportswear s’inscrivent dans l’air du temps. Trentenaires ou quadra découvriront un vestiaire moderne et urbain, avec de la maille, des pantalons en coton ou encore des cachemires. C’est sûrement les pièces en cuir, les chaussures et la maroquinerie qui marquent le plus ce renouveau. Riche d’un savoir-faire appris chez Lagerfeld, Lanvin, Tod’s ou encore Kenzo, le nouveau directeur artistique a revu la copie avec les licenciés de la maison. Là encore, la saison prochaine apporte son lot de surprises.

Daniel Hechter
Simulation à l'emplacement de la future boutique parisienne de Daniel Hechter

Aujourd’hui, Daniel Hechter coiffe cinquante-trois licences, pays et produits cumulés. En plus de quarante ans, le nom du fondateur s’est décliné en montres, stylos, optiques, linges de lit ou encore tapis - outre le prêt-à-porter homme et femme. Cette dernière est gérée depuis l’Allemagne, en adéquation avec Paris. Il faut rappeler qu’en 1998, la marque passait sous pavillon germanique, rachetée par son licencié Miltenberg Otto Aulbach.

Le siège s’occupe ainsi de la distribution sur son territoire, des pays de l’Est ainsi que des diverses licences à l’export. Et de constater que Daniel Hechter dispose d’une belle assise à l’international. On le retrouve dans soixante-treize pays, avec deux cents points de vente rien qu’en Afrique du Sud et cent en Russie. La marque a également débarqué en Inde le mois dernier et compte prospecter ce nouveau marché.

Quant à la France, l’heure est au redéploiement. Loïc Lemarchand, directeur général adjoint, est confiant. « Après avoir retravaillé le produit, nous sommes prêts à revoir notre réseau de distribution, explique-t-il à FashionMag.com. En premier lieu, nous avons assaini notre réseau de multimarques. Une centaine de points de vente nous distribue désormais. Mais la boutique de Marbeuf marque un vrai tournant. Une vitrine en somme, sur le marché local mais aussi pour les marchés étrangers. »

La restructuration passe aussi par les grands magasins. A partir de juillet, Daniel Hechter sera diffusé aux seules Galeries Lafayette de Lyon Part-Dieu et de Bordeaux, fermant neuf corners au passage. La marque dispose également de deux franchises, l’une à Rueil-Malmaison, l’autre à Cholet. Mais c’est un réseau en propre dont il est question à l’avenir. « Notre objectif est d’ouvrir six boutiques en propre dans les cinq prochaines années, poursuit Loïc Lemarchand. Mais nous gardons une vision familiale de l’entreprise et il n’est pas question de débarquer tous azimuts ».

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