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9 sept. 2013
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Daniel Wertel (Fédération du PAP féminin): "Nous visons les entreprises à chiffre d’affaires établi"

Publié le
9 sept. 2013

Daniel Wertel, président de Mod'Spé, a été élu fin juillet président de la Fédération Française du Prêt-à-Porter Féminin. Il a réservé à FashionMag.com sa première interview dans cette nouvelle fonction. Il y annonce d’importants changements.

FashionMag.com: Vous êtes depuis cet été Président de la Fédération Française du Prêt-à-Porter Féminin. Que ressentez vous ?
Daniel Wertel: Si j’avais un seul commentaire à faire sur l’élection elle-même, c’est me féliciter qu’elle se soit déroulée à l’unanimité. C’est un élément important pour la suite d’être entouré d’un bureau pleinement représentatif de toutes les composantes de la profession.


Daniel Wertel.



FM: Vous aviez dans votre programme la volonté de donner une nouvelle impulsion à la fédération avec aussi une nouvelle orientation. Qu’en est-il ?
DW: Évidemment, je n’ai pas changé d’avis (rires, ndlr). D’abord, je connaissais bien la Fédération et son équipe qui - je peux le dire - est remarquable. Mon objectif est de présenter une ligne stratégique claire, cohérente, qui place l’entreprise au cœur des actions à mener. Qu’est-ce qu’une fédération professionnelle ? C’est un poste d’observatoire et de connaissances, c’est aussi l’interlocutrice des Pouvoirs publics. Sur ce dernier point, c’est assez simple. Nous avons des positions, nous les défendrons auprès des institutions. Il faut en revanche donner plus de moyens à l’aide aux entreprises. Aujourd’hui, il y a une quinzaine de personnes qui travaillent à la Fédération. Quatre dans le service international que dirige Patricia Brafman, deux à l’aide aux entreprises avec Priscilla Jokhoo, deux à la communication, deux à la maison du Savoir-Faire et de la Création. Il faut que le service de Priscilla s’étoffe.

FM: Cela va augmenter les coûts ?
DW: Nous mettrons en face des ressources. Cela se fera aussi progressivement. Je viens d’arriver. Déjà nous devons définir ce qui est important pour les chefs d’entreprise. Les dirigeants n’ont pas tous nécessairement le temps de faire de la prospective. Nous allons travailler là-dessus. Je proposerai au prochain Conseil d’Administration une collaboration avec un expert en veille internationale. Nous entendons aussi développer la formation continue. Il faut mettre en avant la proximité entre la Fédération et l’école de la profession Mod’Spé Paris qui est une ressource importante en termes de connaissance. Nous allons ainsi créer un fichier des experts qui travaillent à Mod'Spé Paris. Celui-ci sera à disposition de la Fédération. Quand nous aurons construit cette nouvelle architecture, nous ne manquerons pas de communiquer sur chacun des services.

FM: Quand vous dites que vous entendez vous adresser aux entreprises en priorité, vous pensez à quel type d’entreprises ?
DW: Notre cœur de cible stratégique est très clair, et je l’avais exprimé avant l’élection. Nous visons les entreprises à chiffre d’affaires établi, qu’elles soient petites, moyennes ou grandes. Nous continuerons aussi à aider de jeunes créateurs ayant créé leur entreprise deux ou trois ans auparavant. Mais il ne faut pas confondre le rôle de la Fédération avec celui d’une couveuse. Nous sommes évidemment favorables aux développements de toutes initiatives. Mais un jeune qui veut créer sa société et a besoin de conseils dans le cadre d’une première approche doit s’adresser à une couveuse. Pas à la Fédération. Ce n’est pas notre rôle. Nous entendons aussi via la Maison du Savoir-faire et de la Création et la plateforme des façonniers continuer évidemment à développer les passerelles entre les façonniers, prestataires de services, fournisseurs de matière et composants et les marques par exemple. La Maison du Savoir-Faire et de la Création vient d’ailleurs de sortir son nouveau site internet.

FM: Historiquement, les rapports n’ont pas toujours été bons entre la fédération du prêt-à-porter et la chambre syndicale de la couture et des créateurs de mode. Comment voyez-vous les rapports entre ces deux organisations ?
DW: Pour être concret, j’ai rencontré Didier Grumbach. Nous avons une réelle volonté de dialogue avec la Chambre syndicale de la Couture. J’ai d’ailleurs remercié Didier Grumbach du travail fait par la Chambre pour le rayonnement de la mode française. Pour exemple, la Fédération trouve que Designers Apartment est un très bel outil de promotion de la mode en France. Notre Fédération doit prendre à sa manière toute sa place dans le développement de l’image de la mode en France. Et puis, les bonnes relations entre des institutions sont aussi incarnées par le rapport qui s’instaure entre les hommes qui les dirigent. C’est une sorte de travail en commun qui doit se mettre en place avec un grand respect du périmètre de chaque acteur du monde de la mode.

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