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26 juin 2014
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DBApparel repris par Hanesbrands: un rapprochement logique

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26 juin 2014

Mis en vente il y a deux ans par son propriétaire, le fonds Sun Capital Partners, le groupe DBApparel a finalement trouvé acquéreur en la personne de son concurrent américain Hanesbrands, concurrent mais néanmoins ancien frère d'armes.

Ce rachat, qui attend les dernières validations d'ici la rentrée prochaine, n'est finalement pas une surprise, les analystes s'accordant pour y voir logique et cohérence. Les destins de DBApparel et Hanesbrands étaient ainsi proches jusqu'en 2006, les deux appartenant au groupe Sara Lee avant d'être vendu, pour le premier, à Sun Capital, et de devenir indépendant, pour le second, avec une entrée en bourse.

Wonderbra automne-hiver 2014/2015.


Au-delà de cette dimension historique, le rapprochement du "Français" DBApparel et de l'Américain Hanesbrands va permettre l'émergence d'un portefeuille de marques de sous-vêtements simplifié.
Le premier exploitant les marques Playtex et Wonderbra en Europe et en Afrique du Sud, et le second, les développant pour le reste du monde suite à la séparation de 2006 ! Ce rachat occasionnera une unité mondiale pour ces marques jusque-là "à deux têtes".

Surtout, Hanesbrands devrait logiquement devenir un leader mondial en ajoutant à son portefeuille, comprenant notamment Hanes et Champion, la valeur sûre européenne qu'est Dim, qu'il pourra qui plus est peut-être soutenir pour le grand export.

Le rapprochement est tout à fait complémentaire pour l'Américain qui n'était presque pas présent sur le Vieux Continent, sa seule région du monde "manquante". DBApparel devrait donc en toute logique devenir une sorte de filiale européenne du groupe, en englobant probablement la seule antenne parisienne de Hanesbrands qui développait ses marques américaines Maidenform et les licences lingerie de Donna Karan en Europe.

La fabrication internalisée d'Hanesbrands en Asie et Amérique centrale pourrait également être mise à profit par DBApparel dont la part de sous-traitance dans la production aurait atteint 75 %. L'impact social d'éventuelles réorganisations suite au rachat n'est en revanche pas encore connu.

DBApparel a connu plusieurs restructurations ces dernières années, et le groupe apparaissait diminué après deux années "en vente" sans trouver preneur. Hanesbrands aurait d'ailleurs fait une bonne affaire avec un prix d'achat estimé à 400 millions d'euros (soit 7,5 fois le résultat brut d'exploitation), au lieu des 600 millions d'euros espérés par Sun Capital Partners en 2012, pour un chiffre d'affaires annuel de 685 millions d'euros environ. Celui d'Hanesbrands devrait lui, avant rachat, s'élever à 3,7 milliards d'euros en 2014.

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