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15 avr. 2015
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DBApparel va supprimer 600 postes en Europe, dont 265 chez Dim

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AFP
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15 avr. 2015

Le fabricant de sous-vêtements DBApparel (marques Dim, Playtex, Wonderbra) prévoit de supprimer 600 postes en Europe (France, Espagne, Angleterre et République tchèque), dont 265 chez Dim en France, a-t-on appris mercredi de sources syndicales, la direction confirmant l'impact européen du plan.


Campagne Dim


Le groupe va supprimer 600 postes en Europe, dont 500 postes nets, ce qui se traduira en France par la suppression de 265 postes chez Dim, dont 165 dans les fonctions support à Autun (Saône-et-Loire), a détaillé Luc Marti (CFE-CGC), à l'issue d'un comité central d'entreprise de Dim. Ces informations ont été confirmées par son collègue Alain Germain (CFTC).

Dans un communiqué, le groupe textile américain HanesBrands (HBI), qui a racheté DBApparel en septembre, a confirmé peu après qu'« environ 600 postes, principalement de cadres et techniciens, seraient impactés en Europe » par son « plan visant à restaurer sa compétitivité ».

Mais il s'est dit « confiant » dans le fait qu'un nombre « significativement plus faible de salariés serait affecté au final » grâce aux créations de postes annoncées en parallèle (99 de source syndicale), mesures de départs volontaires et départs anticipés à la retraite.

« En France par exemple, le nombre net de postes affectés pour DIM SAS pourrait être limité à environ 80, selon l'issue des négociations », estime le groupe, compte tenu des postes vacants (24), des créations envisagées (53) et des mesures de départs volontaires qui seront proposées, notamment aux personnes âgées fin 2015 de plus de 57 ans et demi.

Les négociations avec les syndicats sur les mesures d'accompagnement démarreront en mai, jusqu'en septembre. Une phase de départs volontaires de deux à trois mois sera ouverte en fin d'année. Si les reclassements sont insuffisants, les licenciements interviendront au premier trimestre 2016.

HBI explique que le plan vise à « restaurer la compétitivité » de DBApparel et à « soutenir ses marques clés ». Il invoque des « difficultés structurelles », telles « un contexte économique défavorable », la « faiblesse de l'euro » et « un environnement concurrentiel plus difficile ».

Concrètement, le projet prévoit de mutualiser les fonctions support (finances, RH, informatique...) avec celles du groupe Hanes, aux Etats-Unis. Les fonctions commerciales et marketing resteraient gérées en propre en Europe. Ce plan va permettre de « renforcer » les sites de production et centres logistiques (Autun en France et Rheine/Schongau en Allemagne), assure le groupe.

Au-delà des suppressions de postes, cette réorientation stratégique inquiète les syndicats. « Dim ne sera plus jamais une entreprise autonome, tout sera piloté aux États-Unis », a déploré Luc Marti, soulignant que les fonctions les plus impactées allaient être les fonctions support (finances, ressources humaines, informatique...). « On craint une démotivation totale des salariés », a ajouté le responsable CFE-CGC. « Dim, c'était une société avec une histoire, un vécu, une âme. On est en train de péter l'entreprise », a-t-il lancé.

Lorsque le fonds d'investissement américain Sun Capital Partners, propriétaire depuis 2006 de DBApparel, a cédé le fabriquant pour 400 millions d'euros à HBI, « on trouvait plutôt pas mal d'être rachetés par un groupe industriel » car « sous l'ère de Sun Capital, on a perdu 25 % de l'emploi, on avait été essorés », avait dit avant le CCE Frédéric Besacier, délégué CFE-CGC. Mais les salariés ont « déchanté », « on ne s'attendait pas à ce que ces gens-là détruisent au bout de quelques mois les produits Dim ».

La réunion de mercredi doit être déclinée par un CE sur le site d'Autun jeudi, où l'inquiétude était grande. « Cela aura un sérieux impact sur l'activité économique du bassin d'emploi et sur toute l'industrie autunoise », a estimé un agent de maîtrise, qui a requis l'anonymat. Un autre agent de maîtrise, également anonyme, a dit craindre qu'il s'agisse d'« une première vague et que de nouveaux emplois soient supprimés à court terme » à Autun.

Fondée en 1956, cette usine est le berceau de la petite société de bonneterie lancée par Bernard Gibertstein pour fabriquer des bas chics et pas chers commercialisés à l'origine sous la marque « Bas Dimanche ». Elle est la plus importante des sept usines du groupe DBApparel et comptait plus d'un millier de salariés il y a dix ans.

DBApparel fait travailler 7.500 personnes dans 20 pays, dont 5.000 en Europe. La filiale française Dim emploie 1.500 salariés, dont 850 à Autun.

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