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30 janv. 2015
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Defend Paris veut s’affirmer au-delà du buzz

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30 janv. 2015

Au printemps 2013, Madonna arborait un hoodie noir marqué Defend Paris avec le visuel d’une Kalachnikov. Elle donne de l’élan à la marque lancée par Brahim Zaibat (qui partage alors sa vie) et le graphiste Jérémy Douay.

Les basiques de la marque. Visuels Defend Paris


Des photos « volées » de la Madone qui font alors le tour des réseaux sociaux. Rihanna, Chris Brown et de nombreux autres artistes sont aussi pris en photo avec des t-shirts, des casquettes et des sweats de la marque. Un atout clé pour la notoriété de la marque sur les réseaux sociaux.

Celle-ci s’inspire largement de l’univers street et hip-hop. Et mixe visuels et son slogan Defend sur ses produits jouant majoritairement sur des produits noir et blanc. L’un des points forts de la marque réside dans son atmosphère agressive mêlée à des slogans pacifistes comme Coexist, Human Rights, Africa…

Après une première saison gérée en direct, pour faire face à la demande, les fondateurs se tournent vers un acteur industriel. Les Français de la société Freedom reprennent la main sur la production et la distribution. « Ils sont excellents pour placer les produits et ont de nombreux contacts. Ils postent très souvent de nouvelles photos. Dernièrement c’était Jack Nicholson avec une casquette Defend Paris, explique Dan Assouline qui suit le développement commercial de la marque. La marque est positionnée dans des magasins haut de gamme. En France, nous avons dû marquer une pause pour remettre à niveau le réseau. Dans l’esprit street, nous sommes par exemple au Citadium et aux Galeries Lafayette, mais aussi dans certaines boutiques mode. »

Campagne printemps-été 2015


Avec ses t-shirts autour de 45 euros et ses sweats à 60 euros, la marque étoffe son réseau via des distributeurs. Elle est présente en Italie avec Moca, Sapatodo en Allemagne et, depuis une saison, en Scandinavie avec Stimuli Fashion. Une licence a également été confiée à la société Moda Seta, licenciée pour les sous-vêtements D-Squared et les accessoires Givenchy, aux Etats-Unis.

Tout l’enjeu pour la marque, qui revendique un chiffre d’affaires avoisinant les 2 millions d’euros en 2014, est donc de s’inscrire au-delà du buzz. Pour ce faire, en prime de ses incontournables t-shirts et sweats à messages, une ligne plus travaillée arrive pour l’automne-hiver 2015-16.

Toujours en noir et blanc, celle-ci joue sur des coupes différentes et des matières plus nobles, avec l’intégration de velours, de la maille et même du cuir. Celle-ci va proposer des chemises de football US, mais aussi des bombers, des vestes, un perfecto et un manteau travaillé en matières techniques qui sortira à 690 euros.

En parallèle, la marque commence à se pencher sur le dossier des licences. Prochainement, un parfum, des lunettes et même des skis ou des skates, pourraient apparaître aux couleurs de Defend Paris.

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