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7 févr. 2007
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Diane von Furstenberg, l'ex-"has been" devenue pilier de la mode américaine

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AFP
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7 févr. 2007

NEW YORK, 7 fév 2007 (AFP) - Une maison florissante, et maintenant la présidence de la couture américaine. Diane von Furstenberg savoure ce "moment formidable", et d'autant plus intense que la créatrice revient de loin.


Diane von Furstenberg, le 4 février 2007 à New York
Photo : Mark Mainz/AFP

Installé dans une galerie d'art de Manhattan, le salon de présentation de sa nouvelle collection est une ruche en cette semaine de la mode new-yorkaise. Diane von Furstenberg s'active, teint doré et élégance assurée en robe crème "sixties" et bottes noires.

"C'est un très beau moment de ma vie", dit-elle, dans un entretien à l'AFP.

La veille, ses robes, blouses, manteaux, défilaient devant un parterre toujours semé de célébrités (cette fois Susan Sarandon, la saison dernière Nicky Hilton, Salman Rushdie). Le lendemain, la nouvelle présidente du Conseil des créateurs de mode d'Amérique (CFDA) animait un débat sur le poids des mannequins, avant de courir voir les défilés de confrères (Marc Jacobs).

A 61 ans, la Bruxelloise de New York déborde d'activités, mais elle se veut prudente.

Car son parcours n'a pas été un chemin tranquille, et si le passé a souvent été glorieux, il n'a pas non plus épargné celle sur qui presque plus personne n'aurait parié dans les années 90 encore.


Un modèle présente une tenue de Diane von Furstenberg durant la semaine de la mode le 4 février 2007 à New York - Photo : Stan Honda/AFP

Issue d'une famille belge aisée, la jeune Diane s'installe à New York dès 1970, avec son mari, le prince italien Egon von Furstenberg. Très vite elle y crée sa pièce maîtresse: une petite robe portefeuille, qui se vend comme des petits pains. L'heure est au succès. Quelques années plus tard, elle passe aux cosmétiques, puis au linge de maison. Puis quitte New York en 1983 pour suivre un nouvel amour à Paris.

Quand elle revient aux Etats-Unis en 1990, la marque est démodée et aucun investisseur ne veut se risquer à racheter le nom.

"J'étais regardée comme une has been, j'avais perdu confiance, je crois que c'est mon souvenir le plus difficile, c'était super dur. J'en ai développé un cancer de la langue, de ne pouvoir m'exprimer".

La galère dure, jusqu'à ce que Diane et Barry Diller, magnat des médias qui deviendra son deuxième mari, s'associent avec une chaîne de télé-achat, pour laquelle elle anime un show et arrive à vendre une montagne de vêtements de soie. Au même moment, l'engouement pour le vintage monte et les jeunes femmes commencent à porter les robes portefeuille de leur maman.

En 1997, la marque est relancée et la fameuse robe devient "la robe qui m'a rempli le portefeuille", dit-elle en riant.

Depuis, ses collections célèbrent la féminité mais aussi la "liberté" et la "force des femmes".


Un modèle portant une robe porte-feuille de Diane Von Furstenberg défile le 4 février 2007 à New York
Photo : Mark Mainz/AFP

"Quand j'étais très jeune, je rêvais de devenir une femme indépendante, qui déciderait de sa vie. Je suis devenue cette femme, multipliée par dix même, et par mon travail je veux aider les autres femmes", dit-elle. "Depuis le début, le dialogue avec les femmes est ce qui a donné un sens à ma vie. Mariée, puis séparée, avec des enfants, jeune, princesse, ou maintenant à un âge où je suis grand-mère trois fois."

Vendue dans quanrante-deux pays, sa marque - qu'elle possède avec ses deux enfants - ne cesse de grandir, et vient de s'installer dans un bâtiment rénové spécialement, avec théâtre de cent cinquante places, dans le Meatpacking District. De quatre boutiques dans le monde en 2005, elle est passée à neuf. Mais la créatrice veut éviter la dispersion, leçon des erreurs passées.

"L'important était retrouver l'esprit derrière la marque. Maintenant il faut l'approfondir. Je veux garder ma distribution sélective", des collections régulières pour ne pas lasser.

Nature, voyages, tout semble inspirer cette femme à l'oeil en alerte constante, qui au milieu de l'entretien se met soudain à changer l'agencement des petites tables du coin salon. Mais avec l'enthousiasme il y a désormais un certain recul.

Son grand succès ? "Deux enfants merveilleux". Et son projet personnel ? "Organiser ma vraie maison, dans le Connecticut, une ferme avec des vaches".

Par Catherine HOURS

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