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24 avr. 2017
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Élection présidentielle : Emmanuel Macron-Marine Le Pen au second tour

Publié le
24 avr. 2017

Emmanuel Macron et Marine Le Pen s'affronteront au second tour de l'élection présidentielle, pour lequel le candidat d'En Marche! fait désormais figure de favori après avoir engrangé une cascade de soutiens, dont celui du candidat de la droite, François Fillon.

Emmanuel Macron (g) et Marine Le Pen sont qualifiés pour le second tour de la présidentielle - ( AFP/Archives / Eric Feferberg, Joël SAGET )


Arrivé en tête (23,3-24 %), l'ancien ministre de l'Economie devance la candidate du Front national (21,6-21,8 %), selon les estimations de différents instituts. « On tourne clairement aujourd'hui une page de la vie politique française », s'est félicité Emmanuel Macron dans une déclaration à l'AFP. « Ce résultat est historique », « la première étape est franchie », a réagi Marine Le Pen, qui a lancé un appel « à tous les patriotes sincères ».

Selon ces estimations, au terme d'un match à quatre serré, le candidat des Républicains, François Fillon (19,7-20,1 %), et le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon (19,2-20,1 %), sont éliminés, au coude-à-coude pour la troisième place. Très loin derrière vient le candidat socialiste, Benoît Hamon, entre 6,2 % et 6,5 %. Quand les sondeurs anticipaient une abstention record, le scrutin a mobilisé : le taux de participation, en baisse d'un point seulement à 17h, devrait avoisiner 78 à 81 %, selon les estimations des instituts (79,5 % en 2012).

Cette 10e élection présidentielle au suffrage universel de la Ve République est hors normes à plus d'un titre : un président sortant, François Hollande, pas en mesure de se représenter, une première depuis la mort en fonction de Georges Pompidou en 1974, élimination des favoris Alain Juppé, Nicolas Sarkozy et Manuel Valls, lors des primaires, match serré dans la dernière ligne droite entre quatre candidats, contexte de menace terroriste, avec un scrutin sous état d'urgence.

De fait, durant la campagne, les secteurs de la mode et de la distribution auront eu le plus grand mal à capter l’intérêt des candidats malgré un contexte social tendu.

Pourtant des dossiers aussi importants que Vivarte, Tati ou Mim ont été placés sur le devant de la scène durant la campagne. Mais aucun des candidats positionnés pour passer le premier tour ne s’est réellement saisi de ces sujets. Le commerce, de manière générale, n'a pas fait partie des thèmes phares ces derniers mois.

Ce scénario Macron-Le Pen rebat les cartes de la politique française : c'est la première fois sous la Ve République que la droite est absente du second tour et la première fois qu'aucun des deux grands partis qui ont dominé la vie électorale depuis près d'un demi-siècle, Les Républicains (LR) et le Parti socialiste, n'y est présent.

N'ayant jamais exercé un mandat d'élu, Emmanuel Macron est désormais en bonne position pour emporter le scrutin suprême le 7 mai et devenir, à 39 ans, le plus jeune président de la République de l'Histoire, devant Louis-Napoléon Bonaparte (40 ans en 1848). « Les Français ont exprimé leur désir de renouvellement. Notre logique est désormais celle du rassemblement que nous poursuivrons jusqu'aux législatives » des 11 et 18 juin, a déclaré à l'AFP Emmanuel Macron, confronté au défi de constituer une majorité parlementaire avec un mouvement d'à peine un an d'existence et sans passé électoral. Il a cependant enregistré de nombreux ralliements.

Face à lui se dresse la candidate du Front national, qui accède au second tour comme son père en 2002, sans toutefois arriver en tête comme elle l'a longtemps espéré. Mais cette fois, ce n'est pas une surprise : la qualification de Marine Le Pen au second tour était prédite par tous les sondages depuis 2013. Elle réalise au passage le meilleur score de l'histoire du FN à la présidentielle. Le « grand débat va avoir lieu », a affirmé Marine Le Pen.

AFP / Laurence SAUBADU


Les deux candidats à la fonction suprême sont en opposition sur de nombreux sujets et notamment dans le domaine économique. Si l'on a vu Marine Le Pen poser pour les photographes sur le stand d'une marque de sous-vêtements lors du dernier salon du Made in France et Emmanuel Macron dialoguer avec des salariés de Vivarte pour les besoins d'une émission de télévision, aucun n'a réellement pris de position sur le secteur de la mode et de la distribution.

Dans son programme, Emmanuel Macron fait de « la société du travail » et de « la modernisation de l'économie » ses principaux futurs chantiers. Il souhaite entre autres améliorer le pouvoir d'achat des travailleurs et des ouvriers. Du côté des entreprises, il annonce vouloir réduire le coût du travail et simplifier la vie des entrepreneurs : « Nous réduirons leurs charges et supprimerons le Régime Social des Indépendants (RSI) qui ne fonctionne pas. Nous doublerons les plafonds pour pouvoir bénéficier du régime fiscal de la microentreprise. Nous mettrons fin à toute forme de concurrence déloyale en permettant chaque année à tous les artisans et commerçants d'opter ou non, selon leurs besoins, pour le régime fiscal de la microentreprise ». Le candidat d'En Marche! annonce aussi : « Nous aiderons les entreprises à embaucher en baissant les cotisations sociales employeurs de 6 points en remplacement du CICE et jusqu'à 10 points au niveau du Smic ».

Il souhaite « inventer un nouveau modèle de croissance » et envisage de lancer un grand « plan d'investissement » de 50 milliards d'euros « au service des qualifications de tous les citoyens, de la transition écologique, de la révolution numérique, de la modernisation des services publics et de la rénovation urbaine ». Enfin, sur le plan international, son programme se concentre surtout sur l'Europe, « une Europe qui protège nos industries stratégiques ».

La candidate du Front national est clairement à l'opposé. Dans son programme, Marine Le Pen annonce vouloir « rétablir les frontières nationales et sortir de l’espace Schengen», visant au passage à limiter l'immigration légale à 10 000 personnes, mais entend aussi « soutenir les entreprises françaises face à la concurrence internationale déloyale par la mise en place d’un protectionnisme intelligent et le rétablissement d’une monnaie nationale adaptée ».

Sur le commerce, le programme du Front national veut « geler les autorisations accordées aux grandes surfaces et aux entrepôts de vente par correspondance dans l’attente d’un audit global des surfaces de vente de la grande distribution ». « Mais aussi créer une taxe sur l’activité réalisée en France par les grands groupes et les profits qui auraient été détournés. »

Marine Le Pen souhaite également « créer sous la tutelle de la Caisse des Dépôts et Consignations un fonds souverain avec la double mission de protéger les entreprises des fonds vautours ou des OPA hostiles, et de prendre des participations dans des secteurs porteurs ».

La candidate du Front national affiche elle aussi sa volonté de revoir la fiscalité des entreprises en souhaitant « alléger la complexité administrative et fiscale pesant sur les TPE-PME : guichet unique dédié (social, fiscal et administratif), généralisation du "titre emploi service entreprise" aux TPE ». Et focalise son propos sur les TPE-PME en voulant fusionner les dispositifs d’allègement de charges sociales, comptant transformer le CICE en allègement de charges. La candidate, sans chiffrer son projet, annonce aussi vouloir retirer la loi Travail, défiscaliser les heures supplémentaires et maintenir leur majoration, instaurer une prime de pouvoir d’achat financée par une contribution sociale sur les importations de 3 %.

Reste à savoir si, dans un contexte épidermique suite au récent attentat des Champs-Elysées, ces questions économiques pèseront au second tour.

La rédaction avec AFP

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