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12 juin 2015
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Elise Bonaventura (Agence Kilt) : "L’immédiateté et la viralité doivent pousser les marques à la prudence"

Publié le
12 juin 2015

Lancée en 2011 par Elise Bonaventura, l’agence Kilt est spécialisée dans la communication digitale et apporte à différentes marques (Chanel, Cire Trudon, Wolf Lingerie, entre autres profils très variés) une réflexion sur leur contenu éditorial sur le web mais aussi les réseaux sociaux. Cette ancien professeur de français qui a vu le web devenir un média et un vecteur d’image très puissant a également récemment ajouté un volet relations presse à son activité, jugeant celui-ci complémentaire de son premier champ d’action.

Elise Bonaventura - Kilt.


Quels sont les enjeux aujourd’hui pour les marques en matière de contrôle de leur image sur le web, comment s’y distinguer et dans quels écueils ne pas tomber ? Extraits de l'interview d'Elise Bonaventura à retrouver en intégralité sur FashionMag Premium :

FashionMag.com : D'abord, quel type de marques font appel à une agence spécialisée plutôt que de gérer la question digitale en interne, et pourquoi ?

 
Elise Bonaventura :
Il y a différents profils… Il y a des grandes maisons bien établies qui ont besoin d’une intervention ciblée autour d’un produit, une gamme, un projet en particulier. Mais il y aussi évidemment des jeunes marques ou des PME. Eux ont en général besoin d’un accompagnement global sur l’histoire qu’ils ont envie de raconter, la manière dont ils vont le faire, avec qui, jusqu’aux relations presse. Pour ceux-là, les possibilités offertes par le web peuvent être une vraie chance si on fait bien les choses !

FM : Quels sont les risques exactement ?
EB : Disons qu’un message sur les réseaux sociaux est appréhendé très très vite par le grand public, l’immédiateté et la viralité doivent pousser à la prudence. Les marques sont parfois impatientes, mais certaines ont besoin de bien définir leur contenu éditorial avant de se lancer… On peut très vite être catalogué… Saouler les gens… Le premier avis qu’une journaliste va se faire en regardant un compte Instagram peut par exemple faire des dégâts…
 
 
FM : La nouvelle puissance du digital se mesure comment selon vous ?
EB : Très simplement, déjà grâce aux e-shops. Presque tout le monde a le sien. Et contrairement aux parutions presse ou publicitaires, on peut directement mesurer quel trafic est généré par quel contenu et s’il pousse vers un achat. Et puis la puissance du web se mesure aussi au phénomène des blogs… Leur influence a déjà fait naître ses dérives… Il y a clairement des pièges à éviter aujourd’hui pour les marques. Il y a par exemple les « agents de blogueurs », certains facturent 2000 euros un billet signé d’un de leur blogueurs à 800 visiteurs uniques…

L'interview dans sa globalité a été publiée dans FashionMag Premium le 5 juin 2015.

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