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15 févr. 2010
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Emmanuelle Khanh se redéploie

Publié le
15 févr. 2010

Un an après avoir relancé avec succès les solaires, dont les célèbres oversized qui ont marqué les années 1970, la marque présente sa collection de bijoux. Une collection enlevée qui augure quelques bestsellers et plus largement amorce la deuxième phase du développement sur les accessoires. État des lieux avec Didier Marder, directeur général de la marque.

Emmanuelle Khanh
Collection de lunettes Emmanuelle Khanh, modèles d'époque revisités

Rachetée en 2008 au groupe Duménil, Emmanuelle Khanh est aujourd’hui entre les mains d’un pool d’investisseurs privés piloté par Didier Marder. Dès la reprise, ce dernier a entrepris un vaste travail sur "l’identité et le territoire".

Contre toute attente, il a mis fin aux licences. Sans parti pris contre la formule, il souligne qu’il "faut être en adéquation avec le licencié. Nous devons être partenaires dans les faits avec une vision commune des produits et de la qualité à fournir." Ainsi, seule la licence homme (prêt-à-porter) se poursuit, détenue par Stevenson, le reste est dans le giron de la marque. L’idée, réveiller la belle endormie dans l'univers de la femme, figure de proue des années 1970 et qui aujourd'hui encore "dispose toujours d’un fort potentiel auprès du public, notamment à l’international, Japon comme Etats-Unis" fait remarquer cet ex-LVMH.

Ainsi, pour relancer le nom, il a élaboré un plan de développement en trois phases. La première a démarré avec le retour des lunettes. Un choix que Didier Marder justifie avec l’histoire de la griffe, "c’était déjà une marque très en avance sur les accessoires. Si au départ Emmanuelle Khanh faisait du prêt-à-porter, elle fut la première à envisager les lunettes comme un accessoire de mode, en y insérant les tissus de ses collections."

Moins d’un an après son rachat, la griffe a donc revisité quatre modèles historiques, des lunettes oversized qui furent autant de bestsellers. Entre-temps, elle a retrouvé le successeur du lunetier de l’époque basé à Oyonnax, Henri Guillet, alors licencié d’Emmanuelle Khanh de 1972 à 1997. En une saison, près de 200 points de vente ont été décrochés, dans les enseignes haut de gamme et ultra-sélectives, comme Marc Le Bihan, et leur nombre va croissant.

Emmanuelle Khanh
Campagne Emmanuelle Khanh signée Baptiste Viry qui présente la nouvelle collection de bijoux pour l'automne-hiver 2010/2011

L’acte II se joue désormais du côté des bijoux. La marque présentera sa première collection complète sur Première Classe, en mars prochain. Bracelets carrés en acétate, colliers aux formes géométriques taille XXL ou encore maillons qui empruntent aux montures, les modèles s’inscrivent dans la continuité et font le rappel "EK" avec brio. En parallèle, Didier Marder réfléchit sur les autres pistes d’accessoires. Maroquinerie et foulard en tête, il n’exclut pas la possibilité de la lingerie. Sans précipitation, il cherche son "partenaire", soit un licencié qui "comprendra la marque et l’identité EK". Enfin, dans les cartons 2011, l’arrivée du prêt-à-porter, mais tout est encore à l’étude.

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