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18 déc. 2015
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Fleur Pellerin lance un projet de grande école de mode publique

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18 déc. 2015

La ministre de la Culture, Fleur Pellerin, a lancé les prémices d'une « grande école de mode publique », par le biais d'un partenariat entre l'Ecole nationale supérieure des Arts décoratifs, les Mines et Paris-Dauphine, dont l'objectif est de rivaliser avec les établissements étrangers.

Fleur Pellerin - Photo Nicolas Reitzaum


« Le paysage des formations supérieures aux différents métiers de la mode et du luxe en France manque aujourd'hui de lisibilité et de structuration », a déclaré la ministre, en recevant cette semaine avec le ministre de l'Economie et de l'Industrie, Emmanuel Macron, un rapport de Lyne Cohen-Solal sur la mode (dévoilée par FashionMag Premium cette semaine).

La ministre a rappelé qu'« il existe une soixantaine de formations dont seulement 13 formations publiques ».

L'Ecole des Arts déco (Ensad) « dont mon ministère a la responsabilité, est aujourd'hui engagée dans une dynamique très vertueuse (...) qui est la préfiguration d'une grande école de mode publique en partenariat avec l'Ecole des Mines et l'Université Paris-Dauphine », a-t-elle dit.

« Dès septembre 2016, la création, l'ingénierie et le management de la mode seront réunis pour offrir un parcours allant jusqu'au grade de master aux étudiants qui le souhaiteront », a-t-elle ajouté.

Dans son rapport, Lyne Cohen-Solal déplore qu'« il n'existe pas en France de master de mode ni de chaire de recherche universitaire », regrettant « la fuite des meilleurs élèves à l'étranger ».

« En 2015, les candidats finalistes aux concours français les plus recherchés et les mieux dotés que sont les prix du Festival international de Hyères, le prix LVMH et le prix de l'Andam venaient essentiellement de trois grandes écoles étrangères, la Central Saint Martins de Londres, La Cambre à Bruxelles et Aalto University d'Helsinki », souligne l'élue parisienne.

Le rapport regrette aussi « l'éclatement » des dispositifs de financement et d'accompagnement des jeunes créateurs de mode.

« Il serait pertinent de mettre en place un ensemble de coaching professionnel, de créer un guichet unique de services à destination d'un "vivier des créateurs de la mode d'auteur" », préconise-t-il.

La mode en France représente 700.000 emplois et 150 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

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