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Galeries Lafayette et La Redoute : qu'attendre de leur rapprochement ?

Publié le
today 31 août 2017
Temps de lecture
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Les Galeries Lafayette vont finaliser d’ici début 2018 l’acquisition de La Redoute (51 % du capital) et donner ainsi naissance à une entité pesant 4,5 milliards d’euros. Avec pour objectif d’atteindre 5,5 milliards dès 2020, en bénéficiant chacun des forces de l’autre pour assurer leur croissance. Dans quelle mesure ces deux entreprises vont-elle s’unir et à quelles synergies s’attendre ? Eléments de réponse avec les dirigeants des deux acteurs, réunis en conférence de presse ce 31 août.

Conférence de presse du 31 août avec Nicolas Houzé, Philippe Houzé, Nathalie Balla et Eric Courteille. - FashionNetwork/A.Azadé


L’objectif affiché est clair, créer un leader du commerce omnicanal, le premier acteur du marché français de l’habillement en valeur, devant Kiabi et H&M. Le tout en conservant une certaine autonomie. « Il n’est prévu aucun impact sur les effectifs, ni de rapprochement physique des deux entreprises », rassure Nathalie Balla qui, avec Eric Courteille, a engagé le redressement de La Redoute en 2014, après son rachat au groupe Kering (alors PPR).  

Un enrichissement mutuel est prôné. « Les enseignes resteront indépendantes, ce sont deux marques iconiques, mais l’on ne va rien s’interdire et explorer toutes les partages possibles, qu’il s’agisse de l’offre, de la data ou des fichiers clients », annonce Eric Courteille. Il se presse de citer en exemple les récentes prises de participation, combinant là aussi e-commerce et magasins physiques, d'Amazon dans Whole Foods et de Conforama dans ShowroomPrivé. 

« Une premiumisation des deux côtés »

Le groupe Galeries Lafayette bénéficiera assurément des compétences digitales de La Redoute, qui a abandonné son gros catalogue et réalise désormais 91 % de ses ventes sur Internet. « Les Galeries doivent accélérer leur digitalisation, martèle Nicolas Houzé, directeur général du grand magasin créé il y a 125 ans. Je prends en exemple l’élément clé de la livraison : La Redoute est très fort dans le fameux dernier kilomètre, ils vont nous aider à être meilleurs sur ce point ». Son objectif ? Que les ventes des Galeries Lafayette réalisées en ligne atteignent 10 % de ses ventes globales en 2020. A l’inverse, son savoir-faire dans l’exploitation de magasins lui permettra d’épauler l’ex-véadiste dans son développement retail, aujourd'hui uniquement concentré sur le créneau de la maison.

L’univers de la décoration apparaît en outre comme un axe majeur de ce rapprochement. Un segment sur lequel La Redoute s’est fortement développé, puisque la maison représente 48 % de son chiffre d’affaires. En ce sens, la généralisation des corners d’AM.PM., la marque de meubles de La Redoute, est prévue au sein des Galeries Lafayette; en France dans un premier temps, et pourquoi pas à l’international. Il faut dire que les deux acteurs collaboraient déjà puisqu’un premier shop-in-shop de la marque s’est installé en 2015 au BHV Marais. « Nous souhaitons de plus mettre en place des showrooms connectés pour la maison », précise Nathalie Balla. Ce marché en croissance contraste avec l'état de santé général du secteur de l’habillement et représentera un relais de croissance important pour le nouvel ensemble : l’objectif est que l’offre déco et mobilier passe de 20 % à 25 % du chiffre d’affaires global des deux entités d’ici 2020. 


Boutique AM.PM. - La Redoute


En termes de produit, pas de substitution au programme, c’est la complémentarité qui prime, du fait de leur positionnement prix en partie différent. « Galeries Lafayette est situé plus haut sur l’échelle de la mode, en réunissant marques mainstream, luxe accessible et luxe dans le magasin d’Haussmann, La Redoute évoluant plutôt entre "access" et mainstream », expose Philippe Houzé, président du directoire du groupe Galeries Lafayette. « Nous allons accompagner la montée en gamme opérée par La Redoute. Une premiumisation de l’offre est en cours des deux côtés ». Concrètement, « on pourrait pourquoi pas imaginer que la marque propre mode des Galeries Lafayette soit vendue sur La Redoute, prophétise Nathalie Balla. mais aussi améliorer notre offre propre (tant en qualité qu'en style) et enrichir la Brand Boutique (le corner multimarque pointu résultat du partenariat entre Brand Bazar et La Redoute, ndlr) avec de nouvelles marques travaillant avec les Galeries. »

Des ambitions internationales

Autre pilier de leur développement mutuel ? L’international. « Nous comptons déjà sept adresses à l’étranger, on est en avance sur notre plan de marche, se félicite Nicolas Houzé. Un magasin va ouvrir à Shanghai d’ici la fin de l’année, avec la volonté de chercher d’autres adresses en Chine ». De même, La Redoute, présent physiquement dans six pays et réalisant 30 % de son chiffre d’affaires à l’international, a étendu sa présence en ligne en signant en 2016 des partenariats avec Azoya pour la Chine et CFAO pour l’Afrique. L’offre maison vient tout juste d’être lancée sur le Web à l’international. Côté retail, le distributeur nordiste « vise une nouvelle implantation à l’étranger d’ici deux ans ». « D’ici là, nous renforcerons notre ancrage français avec deux magasins La Redoute Intérieurs à Lyon et Carré Sénart », annonce Nathalie Balla.

Visant la rentabilité pour son exercice 2017, La Redoute conserve son propre objectif : atteindre le milliard d’euros de ventes à horizon 2021. Un montant que cite Philippe Houzé comme seuil afin d’acquérir les 49 % restants du capital de La Redoute et ainsi devenir, à terme, son seul actionnaire. 

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