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Gap: un sous-traitant pris dans une affaire de travail illégal au Brésil

Publié le
today 18 avr. 2013
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Depuis janvier, le très industriel Etat de Sao Paulo, au sud-est du Brésil, s’est doté d’une loi contre le travail forcé qui prévoit des sanctions comme la fermeture des entreprises directement ou indirectement liées à ces infractions.

Visuel Gap.


Le Brésil a depuis des années opté pour une politique de protection de son industrie, taxant très fortement les importations. Les marques internationales souhaitant se développer sur ce marché optant alors pour une production locale. Effet pervers, il semblerait que des unités de production exploitent une main-d’œuvre non-déclarée, le plus souvent bolivienne, dans des conditions proches de l’esclavage.

En août 2011, Zara avait été pointé du doigt, un sous-traitant non déclaré de son sous-traitant local, l’entreprise Rhodes, exploitait 52 Boliviens dans des conditions dégradantes.

Aujourd’hui c’est Gap qui se trouve dans une situation comparable. Selon la presse brésilienne reprise dans un dossier du Courrier International, un sous-traitant de son licencié GEP, exploitait 28 ouvriers boliviens. La commission parlementaire des droits de l’Homme de Sao Paulo enquêterait ainsi sur cette affaire.

Cette révélation tombe au plus mal pour Gap qui a annoncé ses premières ouvertures de boutiques à Sao Paulo et Rio de Janeiro pour l’automne 2013. Gap voit aussi ses efforts pour redorer son blason social de nouveau affecté. En 2007, les Américains avaient dû gérer une crise suite à un article du journal britannique The Observer qui avait révélé qu’un atelier indien, produisant pour Gap, faisait travailler, sans les payer, des enfants. Gap avait alors expliqué que le sous-traitant n’avait pas respecté les accords.

GEP, le licencié de Gap au Brésil, a lui rejeté toute pratique de travail illégal.