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6 avr. 2016
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Georges Rech à l'heure de la relance

Publié le
6 avr. 2016

Un nouveau chapitre s’annonce pour Georges Rech après une phase de restructuration. L’historique marque de prêt-à-porter féminin rachetée en 2005 par Dominique et Patrick Hazan, déjà propriétaires d'Apostrophe avec qui elle a fusionné, amorce sa relance. Elle se présente désormais au marché avec une image rafraîchie et une nouvelle organisation.


La nouvelle image de Georges Rech sur les réseaux sociaux - Instagram


L’opération de lifting a été réalisée sous l’égide de Christine Phung, qui a été chargée de revisiter totalement le site Web et de travailler sur la communication digitale. Après deux saisons, sa mission prend fin puisque la jeune designer vient d'être nommée à la tête de la direction artistique de Leonard Paris.

Arrivée chez Georges Rech en tant que directrice artistique en octobre 2015, Christine Phung a réalisé aussi une partie de la collection pour l'été 2016 ainsi qu'une collection capsule d'un peu plus 50 pièces pour l'hiver 2016-17, revisitant les basiques de la griffe.

« Elle a effectué un travail de fond sur l’image de la marque. C’était notre première expérience de ce type. Avant, nous étions focalisés sur le produit, nous ne nous occupions pas de ce type de communication », indique Dominique Hazan, qui pilote le groupe aux côtés de son mari, Patrick, aux commandes du style et du produit, les deux occupant respectivement les fauteuils de vice-présidente et président.

Un studio a donc été mis en place, tandis que l'imaginaire de la marque a été récupéré et revampé. Le site Internet a été modernisé et les réseaux sociaux ont tous été repensés, de Facebook à Instagram, affichant une image plus clean et graphique. Résultats : les ventes de l’e-commerce de Georges Rech ont doublé en trois mois !

Parallèlement, l'offre a été enrichie. Après les bijoux et les maillots de bain, la marque lance une nouvelle licence avec une ligne de lunettes pour l’été 2017.

La page d'accueil du site relooké de Georges Rech - georges-rech.fr


Un résultat prometteur pour Georges Rech et Apostrophe, qui ont souffert de la crise ces dernières années. Les deux marques, concurrentes par le passé et qui avaient gardé jusqu’à peu deux structures distinctes, ont été soumises à une importante restructuration afin de faire jouer les synergies avec une seule et même équipe de style et un réseau de vente rationalisé.

« Les collections ont été unifiées et nous travaillons à une future unification des enseignes. Georges Rech est très internationale et colorée. Apostrophe est une marque plus discrète, très citadine et parisienne. Les deux labels existent depuis les années 1960 et sont à l’origine du prêt-à-porter de luxe abordable. Ils misent sur une élégance intemporelle pour habiller des femmes très actives. Des femmes de pouvoir », explique Dominique Hazan.

A terme, les collections seront vendues sous le nom et enseigne de Georges Rech, plus connu à l’international, qui compte, entre autres, parmi ses fans Anne Hidalgo et Anne Sinclair.

Aujourd’hui, le groupe détient, au-delà de son e-shop, 17 boutiques, dont six à Paris, toutes gérées en direct, contre plus d’une quarantaine il y a peu. Il dénombre par ailleurs une vingtaine de clients multimarques et quatre boutiques en franchise. Beaucoup de points de vente doublonnaient entre eux. Ils ont été vendus, la société gardant les emplacements les plus prestigieux.

En 2015, le chiffre d’affaires s’est élevé à 20 millions d’euros, s'inscrivant en recul par rapport aux exercices précédents compte tenu de la restructuration. L’export représente 30 % des ventes totales avec, en tête, notamment l’Espagne, la Russie et l’Angleterre.

Un modèle Georges Rech pour l'été 2016 signé Christine Phung - georges-rech.fr


« Aujourd’hui, nous voulons faire savoir notre savoir-faire. Les marques de luxe vendent surtout des accessoires, alors que nous, nous habillons les femmes ! Notre cœur de métier, c’est le vêtement », souligne Dominique Hazan.

« Il y a un grand travail sur l’architecture et la ligne du corps. Cela signifie d’innombrables essayages, afin que le vêtement tombe bien. Chaque pièce doit être ultra aboutie. A l'arrivée, nous construisons un vestiaire où tout est coordonné », poursuit-elle, en rappelant que la clientèle achète Georges Rech « par garde-robe complète ».

Tous les modèles sont développés dans l’atelier parisien et fabriqués entre la France (tous les cuirs y sont réalisés notamment) et l’Europe de l’Est avec des tissus italiens, à l’exception de certaines matières comme la soie et le cachemire provenant d’Asie.

« Nous voulons doubler le chiffre d’affaires de nos boutiques existantes et développer l’e-commerce. Nous verrons par la suite pour l’expansion des boutiques à l’étranger. Nous sommes dans une reconstruction sur le long terme », conclut l’entrepreneure.

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