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11 févr. 2009
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Henkel met son sous-traitant alsacien Budelpack au bord du dépôt de bilan

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AFP
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11 févr. 2009

L'entreprise Budelpack (120 salariés) à Lièpvre (Haut-Rhin) s'estime menacée de dépôt de bilan par un défaut de paiement et un retrait de commandes du groupe allemand Schwarzkopf-Henkel, son client historique, selon sa direction et les représentants du personnel.


© Schwarzkopf

Un impayé de 2,6 millions d'euros et une annulation de commande de 6,5 millions d'unités de Schwarzkopf-Henkel "mettent dans la balance la pérennité" du site qui fabrique des produits cosmétiques en sous-traitance pour de grandes marques, a indiqué à l'AFP Richard Vinardi, directeur de l'usine. Le déficit de trésorerie qui en résulte "rend extrêmement difficile" le paiement des salaires en février, a-t-il ajouté.

"Nous risquons de nous retrouver en cessation de paiement à la fin du mois", a appuyé Alain Cadet, secrétaire (CFDT) du comité d'entreprise.

Selon M. Vinardi, Schwarzkopf-Henkel "prend en otage" l'usine alsacienne dans le cadre d'un litige commercial avec la maison-mère Budelpack. "Pour compliquer le tout", ce holding basé en Hollande se trouve depuis fin 2008 sous administration judiciaire et "il ne peut donc nous apporter son soutien financier", a complété le dirigeant.

Le groupe Henkel était le propriétaire de l'usine de Lièpvre jusqu'en 2003.

La commande annulée constitue le reliquat du contrat de sous-traitance qui a été signé lors de la vente à Budelpack et n'a pas été reconduit à son échéance de fin 2008. "Mettre fin au contrat est son droit, mais il nous doit le solde", a estimé Alain Cadet.

Le groupe cosmétique a rapatrié les productions dans ses propres usines en Allemagne, a relaté M. Vinardi.

Selon M. Vinardi, le contrat Schwarzkopf-Henkel représentait 90 % de l'activité du site en 2008. L'obtention de nouveaux marchés ne compense pas la perte en volumes, mais la suppression d'une dizaine d'emplois permanents, la non-reconduction des personnels temporaires et la modulation du temps de travail doivent assurer son équilibre financier en 2009, selon le dirigeant.

Ce scénario devient caduque "si Henkel ne débloque pas la situation sous un mois", a estimé M. Cadet.

La CFDT a alerté la direction du groupe Henkel sur la situation par courrier la semaine dernière, a rappelé M. Cadet.

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