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29 févr. 2008
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Henkel Technologies France : poursuite de la grève, début de négociations

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AFP
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29 févr. 2008

PARIS, 29 fév 2008 (AFP) - Plusieurs sites de Henkel Technologies France, filiale de l'allemand Henkel (lessive, cosmétique, adhésifs), étaient toujours en grève vendredi 29 février alors que des négociations ont débuté avec les représentants syndicaux, selon des sources concordantes.


Ulrich Lehner, PDG du groupe Henkel,
et Kasper Rorsted, directeur adjoint du management
Photo : Ina Fassbender/Reuters

La grève, qui touche les sites Senlis et Verneuil-en-Halatte (Oise) depuis lundi et de Cosne-sur-Loire (Nièvre) depuis mercredi, perturbe fortement l'activité de la société spécialisée dans les colles et et les adhésifs industriels, ont indiqué les syndicats et la direction.

Les salariés en grève -- 80 % dans les sites concernés, hors encadrement et contrats précaires selon la CGT -- protestent contre les modalités d'un plan de restructuration prévoyant la suppression d'une soixantaine d'emplois et le regroupement des services administratifs de Senlis, Cosne-sur-Loire et Torcy (Seine-et-Marne) à Serris (Seine-et-Marne).

"Nous bloquons depuis mercredi l'entrée de l'usine même si aujourd'hui la direction menace d'externaliser la production si le mouvement perdure", a déclaré à un journaliste de l'AFP David Gaudry, délégué CFDT à Cosne-sur-Loire, site le plus touché avec soixante emplois supprimés. Le reste, "moins de dix" selon la direction, concernera le site de Senlis.

Selon M. Gaudry, "la direction ne veut rien dire sur notre avenir et les salariés qui sont licenciés veulent partir dans la dignité d'autant que le groupe affiche des bénéfices records".

Une manifestation avait réuni jeudi dans les rues de la ville nivernaise entre 650 et 1 200 personnes.

Les grévistes demandent le versement dès le 30 avril d'"une prime spécifique de préjudice moral indépendamment des mesures d'accompagnement", de l'ordre de 20 000 euros pour les salariés de Senlis et Cosne-sur-Loire et de 5 000 euros pour ceux de Verneuil-en-Halatte.

La direction, qui propose notamment "20 000 euros d'indemnité forfaitaire, en plus de l'indemnité conventionnelle de licenciement" pour les personnes ne voulant pas aller à Serris ou partir en préretraite, a indiqué que des négociations ont débuté vendredi matin à Cosne-sur-Loire.

Elle avait assuré mardi que le site de Verneuil-en-Halatte n'était aucunement touché par le plan de restructuration.

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