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Hermès vise 3,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2012

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AFP
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24 déc. 2012

© 2012 AFP - Le patron de la marque de luxe française Hermès, Patrick Thomas, table sur un chiffre d'affaires de 3,4 milliards d'euros en 2012, et sur une croissance à deux chiffres pour les cinq années à venir, selon un entretien à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel.

"Au cours des cinq prochaines années notre croissance dépassera 10% par an", affirme Patrick Thomas à l'hebdomadaire.

Photo AFP

Début novembre, lors de la présentation de ses résultats après le 3e trimestre 2012, le groupe avait évoqué un chiffre d'affaires "avoisinant les 3,2 milliards d'euros" pour l'ensemble de l'année.

Le sellier avait alors confirmé sa prévision de marge opérationnelle courante, "comprise entre celle de 2010 et le plus haut historique atteint en 2011", soit entre 27,8% et 31,2%.

Patrick Thomas a également profité de son entretien au Spiegel pour réaffirmer la volonté d'Hermès de ne pas passer sous le contrôle du géant du luxe LVMH.

"LVMH restera un étranger dans notre monde à jamais. Ce n'est pas un combat financier mais un combat culturel", a-t-il martelé.

Hermès, qui se présente en artisan familial raffiné, a toujours récusé toute synergie avec le numéro un mondial du luxe.

LVMH, groupe du milliardaire français Bernard Arnault, propriétaire de Louis Vuitton, Céline, Givenchy et Guerlain, était entré par surprise en octobre 2010 dans le capital du sellier en prenant 17%, puis passé à 21,4% malgré les hauts cris de la famille Hermès. LVMH détenait fin mai 2012 22,28% de Hermès.

Ces opérations font l'objet de plaintes croisées des deux groupes.

LVMH avait expliqué s'être invité au capital d'Hermès grâce à l'utilisation de produits dérivés. Hermès International a porté plainte en juillet contre LVMH. En retour, ce dernier a déposé plainte pour "chantage, dénonciation calomnieuse et concurrence illicite".

Par ailleurs, l'Autorité des marchés financiers (AMF), le gendarme boursier français, avait annoncé début octobre qu'il avait "notifié des griefs" qui seront examinés par la commission des sanctions "dans les premiers mois de 2013", dans cette affaire.

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