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Publié le
16 juin 2015
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4 minutes
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Hervé Monchablon (MCC-MCD) : "Le système 'je génère de la dette, je rembourse et je pars' a de plus en plus de mal à se réaliser"

Publié le
16 juin 2015

Les fonds d’investissement sont plus que jamais actifs dans le domaine de la mode malgré les aléas inhérents à ce métier comme aujourd'hui chez Gérard Darel. Pour autant, est-ce une panacée ? Quelles sont les conditions de réussite de ces investissements ? Hervé Monchablon, fondateur du cabinet MCC-MCD (Monchablon Challenge Conseil et Monchablon Challenge Développement), dont une partie de l’activité porte sur le rapprochement entre fonds et entreprises, évoque sa version des faits. Et aborde aussi via son équipe la question du recrutement et des signatures de licences dont traite aussi le cabinet.

Hervé Monchablon


Fashionmag.com : Vous êtes présent sur trois métiers : acquisition, recrutement et licences. Pourquoi ?

Hervé Monchablon : En gros, nous faisons une quarantaine de missions de recrutements par an, 30 % de signatures de licences et 40 % de l’activité porte sur l’acquisition.

 FM : Pourquoi ces trois activités ?

HM : Ce sont en fait trois métiers complémentaires. Dans le cadre d’acquisitions, les nouveaux actionnaires nous proposent de recruter le dirigeant. Lui-même nous fait confiance pour trouver ses équipes et le bon partenaire dans le cadre d’une licence.

 FM : On a l’impression que beaucoup de sociétés sont à la recherche d’acquéreur. Quelle en est la raison ?

 HM : En fait, il y a deux éléments. D’abord, il y a beaucoup de sociétés à reprendre sur le marché car leurs dirigeants arrivent à l’âge de la retraite et leurs enfants, s’ils en ont, ne souhaitent pas forcément reprendre. A l’autre bout, il y a beaucoup de fonds qui sont présents dans la mode depuis 20 ans. Mais, du fait de déconvenues, ils sont devenus très vigilants !

 FM : On a beaucoup vu d’opérations type LBO se casser la figure ces derniers temps ? Qu’en pensez-vous ?

 HM : Le système "je génère de la dette, je rembourse et je pars" a de plus en plus de mal à se réaliser. Il y a aussi un autre problème, récurrent. C’est difficile d’acheter une société et de se séparer de son fondateur tout en en préservant le succès. Dès qu’un patron charismatique s’en va, c’est très compliqué par la suite de trouver un dirigeant de même niveau, de même poids.

 FM : Trouver un manager est la première difficulté ?

 HM : C’en est une, essentielle. Il y en a d’autres. Beaucoup de fonds ne connaissent pas le chemin. Ils l’arpentent sans repères. Aujourd’hui, même des sociétés aux bons résultats et de premier plan sont confrontées à des obligations de changements de stratégie. Il n’y a que de voir les embûches des sociétés du secteur du luxe en Asie. Il faut réinventer le modèle en permanence. Ce n’est pas la première qualité d’un fonds et c’est d’ailleurs normal !

 FM : Mais alors, quelles sont les conditions de réussite ?

HM : Je vais d’abord vous répondre par une lapalisade. Le secret d’une bonne acquisition est d’acheter pas cher. Dit comme ça, cela paraît nul. Mais c’est la base de la réussite. C’est la seule manière de limiter la casse éventuelle. Un des gros problèmes actuels pour certaines entreprises et les fonds au capital est qu’ils ont acheté cher et qu’ils ne peuvent plus rembourser ! Evidemment, cela conduit les négociations à traîner car les propriétaires fondateurs sont logiquement gourmands.

 FM : Quel pourcentage un fonds doit-il prendre dans une entreprise ?

HM : Mon conseil est que le fonds aille jusqu’à 30 ou 40 % du capital. Mais pas plus, au moins dans un premier temps. Il faut en fait étaler la prise de participation. Cette approche permet de comprendre la société, de la faire grandir, de former la personne qui va remplacer le fondateur. Il faut aussi que le fonds ait en tête de faire grandir cette entreprise en projetant par exemple de racheter son concurrent. Ce ne peut pas être des investissements de très court terme. Sauf quand le fonds pense s’être trompé.

Isabelle Venard


FM : Du coup, la lenteur des négociations de reprise conduit-elle à un ralentissement des recrutements ?

 Isabelle Venard (en charge du recrutement) : La compétition entre prestataires est féroce sur ce marché (Rires. ndlr). Mais on sent que les gens sont plus ouverts à certains moments aux changements de poste. On est aussi moins dans un recrutement franco-français. Nous constatons aussi que le luxe s’oriente davantage vers le mass-market.

Nathalie Lefranc


FM : Quelle est la température au niveau des licences ?

 Nathalie Lefranc (en charge du secteur licences) : Sur les 15 dernières années, le cabinet est intervenu sur plus de 700 deals sur le sujet. A mon arrivée, les licences les plus fréquentes portaient sur la lunetterie, la lingerie et la maroquinerie. A l’époque, on visait des licenciés français. Il faut admettre que beaucoup ont disparu. Cela nous conduit à regarder de plus en plus vers l’Italie, par exemple. En dehors des secteurs déjà cités, deux sont importants : le parfum depuis toujours mais seulement pour de grandes marques, et le high tech. Les licences high tech, avec Samsung par exemple, permettent de valoriser une marque. Arrivent aussi en nombre depuis quelques temps des licences émanant de people.

FM: Concrètement, pouvez-vous nous citer quelques dossiers de cession que vous pilotez et qui ne sont pas confidentiels ?

HM:  La marque de maroquinerie de luxe Moreau. Un vrai challenger pour les grandes marques de cet univers. Et, dans un autre domaine, le chocolatier de luxe Fouquet. Les deux portent sur des cessions à 100 %.

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