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Hublot de LVMH est plutôt optimiste pour 2009, Ebel demeure prudent

Par
Reuters
Publié le
today 29 mars 2009
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BALE (Reuters) - L'horloger Hublot, contrôlé par le numéro un mondial du luxe LVMH, espère pouvoir maintenir son chiffre d'affaires cette année alors que son concurrent Ebel, propriété de Movado, s'attend à une baisse de ses ventes.


Modèle Red Devil Bang de Hublot

"Le premier trimestre s'est bien passé", a affirmé Jean-Claude Biver, directeur général de Hublot, connu pour ses montres Big Bang en forme de hublot, lors d'un entretien accordé à Reuters à la veille de l'ouverture du Salon Mondial de l'Horlogerie et de la Bijouterie Baselworld.

"Les gens achètent moins mais ils achètent toujours", a-t-il souligné. "Cette année, nous serons peut-être quelque points de pourcentage au-dessus ou en dessous des ventes de l'année dernière, qui sait ?" En 2008, la marque a réalisé un chiffre d'affaires d'environ 250 millions de francs suisses (164 millions d'euros).

"Il est encourageant que Hublot table sur des ventes stables", a commenté un analyste à Zurich. "La marque profite du soutien de LVMH, qui l'aide pour la distribution et lui ouvre des marchés clés."

Ebel, concurrent de Hublot, se montre lui plus prudent.

"2009 sera une année exigeante. Nos ventes seront probablement inférieures au niveau de 2008", a expliqué Loek Oprinsen, co-président et directeur commercial de la marque depuis le mois de février, évoquant des difficultés aux États-Unis.

"Nous avons enregistré des ventes stables au premier trimestre en Allemagne et au Royaume-Uni et même légèrement supérieures au Moyen-Orient", a précisé Oprinsen, ajoutant qu'il ne s'attendait pas à une vraie reprise cette année.

"Ebel est surtout considéré comme une marque féminine active dans un marché très compétitif parce qu'elle compte Omega et Cartier parmi ses concurrents. Il n'est pas surprenant qu'elle traverse une période difficile", a souligné l'analyste zurichois.

Ebel réalise environ 70 % de ses ventes avec des montres pour femmes.

"Les détaillants font face à des problèmes de stocks qui nous affectent également. Ils hésitent et ne se fournissent que pour les marques qui se vendent toujours bien", a reconnu le co-président d'Ebel, misant sur ses gammes féminines et le segment de prix de 2 000 à 5 000 francs suisses.

Hublot semble moins inquiet à ce niveau-là. "Nous avons toujours contrôlé de près le niveau des stocks, veillant à ce qu'ils restent peu élevés pour que nos montres paraissent rares. A présent, les réserves en montres Hublot sont très basses à travers le monde", a déclaré Biver.

Si Ebel a déjà supprimé une vingtaine de postes, le patron de Hublot exclut pour l'heure des mesures similaires, et veut même créer cinquante emplois dans sa nouvelle manufacture à Nyon.

"Une crise offre aussi des chances", a-t-il martelé. "Tout dépend de sa durée. Après cinq années d'une croissance record, l'industrie horlogère suisse ne souffrira pas beaucoup d'une année de crise. Si cela dure trois ans, ce sera différent."

"Les niveaux de 2006 et 2007 ont été très satisfaisants", a rappelé Biver, estimant que la branche devrait pouvoir renouer avec des taux de croissance annuels entre 5 et 10 % après la crise.

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