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IC Companys progresse grâce à ses marques premium et à la Scandinavie

Publié le
today 27 août 2013
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Confronté à un exercice 2012/2013 délicat, IC Companys a pu s’appuyer sur son activité en Scandinavie. Le groupe danois a vu la part de ses ventes en Europe du Nord grimper à 72 % de son chiffre d’affaires total sur son exercice clos le 30 juin, contre 67 % un an plus tôt.

Mads Ryger, PDG d'IC Companys. Visuel IC Companys.


IC Companys réalise 444 millions d’euros de chiffre d’affaires (3,314 milliards de couronnes danoises), en hausse de 1 %. Son résultat opérationnel est lui en revanche en recul de 19 % à 21 millions d’euros. Son résultat net a chuté de 16 % à 15 millions d’euros.

Les segments du groupe n'ont pas tous connu la même rentabilité. Photo IC Companys.

Mais le recul aurait pu être bien plus important. En effet, le groupe s’est séparé de Jackpot et de Cottonfield à la fin mai et leurs mauvais résultats ne figurent pas dans les chiffres. Ces deux marques accusaient un repli de 11 % de leur activité à 63 millions d’euros et, surtout, affichaient des pertes opérationnelles de plus de 17 millions d’euros (-101 %).

Des pertes qui auraient largement grevé les résultats d’IC Companys. Pour autant, tout n’est pas rose pour les marques restantes. Le volet moyen de gamme du groupe, avec InWear, Part Two, Soaked et Matinique, a connu un exercice particulièrement délicat avec un chiffre d’affaires de 119 millions d’euros en recul de 11 % et une perte opérationnelle de 5 millions alors que l’an dernier son gain était de plus de 5 millions d’euros. Le groupe explique qu’il travaille à la simplification de son réseau dans ce segment tout en se focalisant sur son activité en Europe du Nord afin de réduire ses coûts. Le groupe a ainsi décidé de restructurer ses équipes et de fermer certains magasins et showrooms.

Marques premium en essor
A l’inverse, le léger repli du résultat opérationnel du segment "contemporain premium" (By Malene Birger et Tiger of Sweden) est un signal de la belle dynamique des deux marques. Il révèle les investissements que réalisent les marques pour développer leurs réseaux. Tiger of Sweden ouvre à Londres alors que By Malene Birger, sous la houlette de sa nouvelle PDG Charlotte Egelund, s’installe Galerie du Palais Royal dans le centre de Paris. Les deux marques affichent une hausse de 18 % de leur activité à 143 millions d’euros pour un profit opérationnel de 13 millions. Les marques enregistrent notamment une hausse de 13 % de leurs ventes au détail, à périmètre comparable.

Le groupe va investir entre 9 et 12 millions d'euros dans le développement de Peak performance, Tiger of Sweden et By Malene Birger. Visuel IC Companys.

La marque outdoor Peak Performance accuse en revanche un recul de ses ventes de 5 % à 125 millions d’euros, mais enregistre un très bon dernier trimestre en hausse de 24 %. La marque, qui, depuis un an, est dirigée par Henrik Bunge, voit son résultat opérationnel progresser de 25 % par rapport à l’exercice précédent, notamment grâce à un meilleur sourcing et une gestion optimisée de ses stocks.

Mais la belle surprise du groupe vient de son segment étiqueté "non-core", à savoir l’activité des marques Saint-Tropez et Designers Remix. Ses ventes ont progressé de 3 % à 58 millions d’euros. Mais surtout, son résultat opérationnel est passé de 335 000 euros à plus de 4 millions d’euros.

Pour son exercice 2013/2014, le groupe danois attend une croissance de l’activité de ses marques contemporaines premium, notamment grâce au développement du retail des deux griffes mais aussi à l’arrivée de la première collection d’accessoires réalisée en interne de Tiger of Sweden. La marque masculine entend aussi gagner des parts de marché en Angleterre et en Allemagne, alors que By Malene Birger a signé des accords de distribution au Japon et au Moyen-Orient. Mais la situation de ses marques moyen de gamme force le groupe dirigé par Mads Ryder à la prudence quant à une croissance de son chiffre d’affaires sur 2013/2014.

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