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22 févr. 2013
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Iconix, freiné en 2012, veut accélérer en 2013

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22 févr. 2013

L’exercice 2012 n’a pas été des plus productifs pour Iconix. Le groupe, spécialiste de la licence et présent en Europe via sa joint-venture Iconix Europe, réalisée avec The Licensing Company, affiche toujours un résultat net positif de plus de 123 millions de dollars US (93 millions d'euros), avec une marge nette de 34,9%. Mais ses résultats sont en repli. En 2011, son résultat net se situait à 141 millions avec une marge nette de 38,2%.

Le chiffre d’affaires s’est ainsi lui aussi érodé de plus de 4% à moins de 354 millions de dollars US (268 millions d'euros). Et son Ebitda passe lui de près de 230 millions à moins de 217 millions. Selon Neil Cole, le PDG d’Iconix, qui revenait sur ces résultats dans une conférence, ses marques féminines se sont plutôt bien défendues. Le textile masculin a en revanche été plus exposé.

Neil Cole, PDG d'Iconix prépare une campagne marketing Umbro pour la coupe du monde de football 2014 au Brésil et entend cibler ce marché. Visuel UmbroXFootlocker.


Ce contexte n’empêche pas le groupe d’envisager 2013 sereinement. Il vise un chiffre d’affaires compris entre 425 et 435 millions de dollars. Le groupe vient d’ailleurs de réévaluer ses prévisions à la hausse suite au rachat de Lee Cooper pour 72 millions de dollars US au fonds Sun European Partners. Car si la croissance organique n’a pas été le point fort des Américains en 2012, force est de constater qu’ils ont largement œuvré côté croissance externe.

Iconix a créé une co-entreprise (joint-venture) avec Arvind en Inde et investit dans un nouveau film Peanuts. Il a aussi repris successivement Umbro et Buffalo ces derniers mois et compte à présent 30 marques qui représentent en cumulé quelque 13 milliards de ventes.

Concernant ses dernières marques acquises Neil Cole a donné quelques éléments. "Lee Cooper possède une très bonne présence au Moyen-Orient et en Inde, notamment sur les hauts, a-t-il expliqué. En revanche ils ont par le passé déjà essayé de venir aux Etats-Unis sans grande réussite. Mais il y a certaines belles opportunités à saisir sur les marchés asiatiques". Des marchés qu’Umbro pourrait aussi travailler.

"C’est une très belle marque avec 90 ans d’histoire, une équipe solide et un beau réseau de licenciés, a noté Neil Cole. Nous travaillons avec les licenciés et la transition pour évoluer depuis le modèle de Nike se déroulera sur les douze prochains mois. Il y a des opportunités pour la marque aux Etats-Unis mais surtout en Chine et en Amérique du Sud avec la coupe du monde de Football et les Jeux Olympiques à venir à Rio de Janeiro". Enfin concernant Buffalo, très présente au Canada, Iconix mise sur son développement aux USA et à l’international mais entend aussi exploiter la plateforme de la marque au Canada pour développer la présence de ses autres griffes sur ce marché. "Avec l’apport de ces marques notre activité à l’international devrait représenter 33% du chiffre d’affaires contre 24% en 2012", s’est félicité le PDG.

Iconix a financé un film avec Peanuts et recherche des acquisitions potentielles dans le divertissement. Visuel Peanuts.


Et il semble qu’Iconix n’entende pas s’arrêter là. Le groupe vient de racheter pour 300 millions de dollars de ses actions. Et annonce être prêt pour de nouvelles acquisitions à la fois sur des territoires géographiques en croissance mais aussi sur des segments spécifiques. Le divertissement (comme Peanuts) apparaît en première ligne de ses préoccupations.

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