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Icosae, nouvel espoir "néoromantique"

Publié le
today 21 juin 2017
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Sous le plafond spectaculaire à néons du club Le Faust, les jeunes créateurs d’Icosae ont fait défiler leur homme lors de la première journée de la Fashion Week Homme parisienne. Pour le duo, il s'agit du second défilé au calendrier officiel.

Défilé Icosae le 21 juin 2017 - Alexis Chenu


A 21 et 22 ans, les frères Florentin et Valentin Glemarec, le premier formé au design graphique à l’école Olivier de Serre, le second aux techniques de mode de l’Atelier Chardon Savard, travaillent depuis trois ans sur leur marque, « référence numérologique et à la forme géométrique – icosaedron - à 20 côtés », deux univers inspirant le duo depuis ses débuts.

Qualifiée à juste titre de « tailoring new wave », leur dernière collection intitulée « The world has music for those who listen » présente l'homme Icosae sous un autre jour. « Toujours élégant, brut et précieux à la fois, précise Valentin Glemarec, et présentant un vestiaire où la coupe est de plus en plus travaillée, où les rivets, le métal et les broderies fait main viennent orner davantage le vêtement. » 

Inspirée pour cette saison par les ambiances de nuit et de lumières de Los Angeles, leur collection séduit par les choix de couleur pour les pantalons, le travail des délavés de jean notamment, tout en conservant les codes propres à la marque : choix de perfectos et bombers déstructurés, sweats découpés et imprimés réalisés à partir des peintures de Valentin.

Récemment restructurée, la marque, organisée autour des deux créateurs et de la directrice stratégie et commerciale Dounia Merabet (ex-Lanvin et Givenchy), et qui fonctionne encore sur fonds propres, a très tôt bénéficié d’une bonne distribution : la boutique new-yorkaise ODD, première à repérer la marque, les grands magasins Barney’s à Tokyo et Harvey Nichols à Hong Kong suivant le pas, soit au total une quinzaine de points de vente dans le monde.

Si la marque ne compte pas encore de point de vente en France – un objectif cette année qui risque de se concrétiser, les Galeries Lafayette et le Printemps étaient présents au défilé aux côtés des représentants de Bergdorf Goodman et de Neiman Marcus -, les frères Glemarec souhaitent continuer à produire la majorité de leurs collections dans des ateliers à Paris et en Belgique, habitués des grandes maisons de luxe comme Givenchy et Saint Laurent.  

Et l'été pourrait réserver une autre bonne nouvelle au duo de frères créateurs : le concours international Woolmark Prize vient de le nommer comme finaliste de sa prochaine édition.

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