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26 févr. 2013
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Immobilier commercial: loyers des emplacements "prime" stables sauf à Londres et Paris

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26 févr. 2013

Les loyers des emplacements "prime", dans les villes les plus prisées des marques et enseignes, seraient restés stables fin 2012. Dans son dernier rapport trimestriel, CBRE souligne l’impact du contexte économique et de la rationalisation des stratégies d’ouvertures sur les montants demandés.

Classement des loyers prime retail par pied au mètre carré et par année.


Hong Kong reste en tête, avec un prix annuel au mètre carré de plus de 11 000 euros supérieur à ceux demandés à New York. Deux villes dont les niveaux sont restés stables ces derniers mois, les enseignes "tempérant l’agressivité de leur expansion", selon CBRE. Une quête d’ouvertures plus stratégiques qui allégerait pour un temps la pression sur les prix. Cependant, là où Hong Kong doit faire face à une pénurie d’emplacements prime, New York affiche un développement soutenu, notamment sur la Ve Avenue.

Sur l’ensemble de la zone Asie-Pacifique, l’étude observe un resserrement de la demande. Ce qui permet de maintenir les loyers des villes de Pékin, Tokyo, Melbourne et Sydney. Pour un temps. A Tokyo, l’affluence croissante de touristes attire les enseignes, alors que le pays séduit un nombre croissant de visiteurs musulmans venus du Moyen-Orient et d’Asie du sud-est. Pékin devrait également voir ses prix augmenter dans les prochains mois alors que la demande se renforce. De son côté, Sydney serait d’ores et déjà visée par de nombreuses marques étrangères, et surtout américaines, pour des ouvertures dès cette année.

En revanche, la cité australienne doit malgré tout, comme Hong Kong, faire face à une pénurie de locaux situés en emplacement de premier choix. A l’instar de Londres et de Paris, qui sont les seuls du Top 10 à afficher une hausse sensible des loyers prime au 4ème trimestre, avec respectivement +10 et +27% ! Ce qui permet notamment à la Ville Lumière de gravir quatre échelons entre les 3èmes et 4èmes trimestres. "Mais même avec cette hausse trimestrielle de 27%, Paris devrait encore voir le loyer 'prime' augmenter, en raison de la demande persistante pour les meilleurs emplacements", prévoit CBRE.

L’étude souligne cependant, à Londres, Paris et Moscou, un sensible écart de performances entre les emplacements premiers et secondaires. Ces derniers voient constamment leurs prix chuter, de même que leurs vacances augmenter. Mais si le tourisme en Asie, en Amérique et en Europe a contribué à maintenir les prix, les crises des dettes souveraines touchant le Vieux Continent comme le Nouveau Monde ont un impact naturel sur le taux de construction. Semant les graines d’une pénurie plus importante encore d’emplacements primes, et de nouvelles hausses de loyers.

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