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Publié le
16 août 2010
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Jack Wolfskin, marque allemande d'outdoor, est à vendre

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Les echos
Publié le
16 août 2010

Qui va marcher sur les pas de Jack Wolfskin, la marque à l'empreinte de loup ? La société allemande, qui propose aux randonneurs et montagnards des chaussures, des vestes polaires, des sacs à dos, des tentes et autres sacs de couchage haut de gamme, cherche un repreneur. La banque Morgan Stanley est chargée par les principaux propriétaires, les fonds Barclays Private Equity et Quadriga Capital, de frapper aux portes de potentiels acquéreurs. Parmi eux, le leader des articles de sport, Adidas, semble bien placé.

Jack Wolfskin
www.jack-wolfskin.com

Jack Wolfskin est une entreprise qui profite de l'air du temps. Toujours plus de consommateurs s'adonnent aux sports en plein air. La société, qui a débuté en 1981 dans un magasin à Francfort, emploie aujourd'hui 400 personnes et a vu l'an dernier son chiffre d'affaires grimper de 22 %, à 251 millions d'euros. Malgré la crise et le succès des discounters, une clientèle férue d'aventures est prête à payer le prix qu'il faut pour s'équiper en produits de qualité. Jack Wolfskin doit aussi son succès international à son patron, Manfred Hell, qui se définit comme un amoureux de la nature et qui teste lui-même les matériels avant leur mise en vente.

Qu'une telle entreprise arrive sur le marché est une aubaine à saisir pour les grands noms du sport comme Adidas, Puma ou Nike, qui nourrissent des ambitions tardives sur ce marché. Aujourd'hui, ce secteur en expansion reste dominé par des PME spécialisées, telles que Schöffel et Vaude en Allemagne, Patagonia aux Etats-Unis ou Fjäll Räven en Norvège. Seule la marque The North Face appartient à un grand du textile, VF Corp, qui produit les jeans Wrangler et Lee.
Gagner en crédibilité

L'intérêt serait grand pour cette affaire, confient des proches du dossier. Chez Adidas, qui a la faveur des analystes, on ne commente pas les spéculations. Son président, Herbert Hainer, ne fait toutefois pas mystère qu'une acquisition serait un moyen pour la marque de grandir dans les produits « outdoor », qui lui rapportent aujourd'hui à peine 200 millions d'euros de ventes. Pour gagner en crédibilité et en taille sur le marché, un manager et une force de vente spécialisée ont été mis en place, et un plan de développement a été arrêté pour 2015.

Le prix à payer pour Jack Wolfskin pourrait se situer entre 150 et 200 millions d'euros, sans que l'on connaisse à ce jour la profitabilité de cette PME discrète.
JEAN-PHILIPPE LACOUR, Les Echos

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