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Publié le
20 juil. 2013
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5 minutes
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Jacques Royer: "Nous souhaitons développer des chaussures mode femme"

Publié le
20 juil. 2013

Au printemps dernier, le groupe Royer annonçait un plan de réorganisation de l’entreprise dont beaucoup n’auraient retenu, selon ses dirigeants, que l’annonce de la suppression de 163 postes. Jacques Royer, le président du groupe, et Nathalie Montaldier, directrice générale adjointe, ont choisi d’évoquer dans FashionMag le pourquoi de cette réorganisation.

Jacques Royer


FashionMag: Les suppressions de postes annoncées sur le site de Blanquefort [celui de Mod 8 et Aster ndlr] ne sont-elles pas la simple conséquence de mauvaises ventes pour le groupe?
Jacques Royer: Les choses sont forcément plus compliquées. Il y a une mutation économique aujourd’hui en Europe. Il est normal que le groupe cherche à s’y adapter. On ne peut pas faire comme s’il ne se passait rien. Le but est évidemment de retrouver de la compétitivité dans une optique de développement. C’est d’ailleurs le message que nous souhaitons faire passer avec le plan R2015.
Nathalie Montaldier: Bien sûr, beaucoup se sont polarisés sur ces suppressions de postes, d’autant que nous ne pouvions pas commenter dans un premier temps. Mais aujourd’hui, nous prenons la parole pour bien expliquer qu’il s’agit de réorganiser totalement le groupe pour être plus fort demain, plus efficace pour pérenniser l’entreprise et porter ses ambitions.
Jacques Royer: Depuis l’acquisition de Kickers (en 2007) puis de Mod 8 et Aster (en 2009), le groupe s’est beaucoup développé. En 2012, il pesait environ 300 millions d’euros de chiffre d’affaires. Mais, déjà sur le premier semestre 2013, nous avons pu enregistrer une activité quasi stable avec un chiffre d’affaires de 132 millions d’euros contre 133 millions au premier semestre 2012. Le secteur sport a même connu une progression de 15% et le mass-market est resté stable. Certes, nos clients chausseurs ont eux beaucoup souffert.

Nathalie Montaldier



FM: Puisque vous visez une réorganisation, quelle est-elle exactement?

JR: Nous sommes organisés en pôles (junior-mode, sport et mass-market) auxquels s'ajoutent le luxe et le pôle export. Chacun de ces pôles a un patron: Stéphane Grimaud pour le sport, Raphaëlle Camus pour le mass-market et Pascal Brouard, qui rejoint le groupe Royer cet été pour le junior-mode. Il vient du fabricant français de lunettes, Logo. Le pôle international est, lui, dirigé par Emmanuel Venot tandis que Véronique Gueritot pilote le secteur luxe avec Charles Jourdan et Stéphane Kélian. Le junior mode, c’est l’enfant, Kaporal, Chipie, Springcourt, etc. Le volet sport, Converse et New Balance, le mass-market Dim, Petit Bateau et des produits que nous fabriquons pour les enseignes.
NM: Nous avons organisé le groupe par pôle, mais nous entendons aussi trouver des synergies par métiers. C’est-à-dire le sourcing, le marketing, le commercial, etc. C’est à ce titre que nous avons décidé de fermer Blanquefort. Ce n’est pas les marques enfant que nous mettons de côté.
JR: Ce travail de réorganisation porte aussi sur la logistique. Nous entendons nous appuyer sur trois sites: Fougères bien sûr [le siège du groupe ndlr], Villefranche de Rouergue et Saint-Omer, que nous allons développer.
NM: Physiquement aussi le groupe s’organise donc. Ainsi, l’ensemble de l’entreprise, hors logistique bien sûr, est réparti sur trois sites: Cholet pour le pôle junior et mode, Paris pour le sport et le luxe, enfin Fougères pour le mass-market et les service support.

FM: Vous êtes à la tête d’un vaste portefeuille de marques. Avez-vous des priorités?

NM: Notre objectif est de nous concentrer sur les marques identifiées comme fortes. On a par exemple fait l’analyse de nos licences et de leur rentabilité. Nous misons en priorité sur Kickers, Mod 8 et Aster, sur New Balance, Converse toujours bien sûr, Dim, Petit Bateau, Chipie, Kaporal et Levi’s enfant dont nous détenons la licence sur l’Europe. Pour New Balance, dont nous détenons la licence pour la France, l’Allemagne et le Benelux, nous avons en charge désormais le Maghreb.

FM: Sur le pôle sport, Converse devrait être repris en direct par le groupe Nike en 2016. Cela aura forcément des conséquences sur votre activité.
JR: On verra ce qui va se passer. Aujourd’hui, en effet, c’est acté. Le chiffre d’affaires de cette marque est stable, autour de 60 millions d’euros. New Balance, qui totalisait 27 millions en 2011, a atteint près de 40 millions en 2012 et devrait afficher 50 millions en 2013. Et, en 2014, 60 millions. Je peux vous dire que nous négocions d’autres licences.

FM: Vous avez également remis en cause le développement de magasins en propre au profit d’un développement en franchise.
JR: Concernant Kickers même, nous gardons la succursale de la zone commerciale de la gare Saint-Lazare, qui marche très bien. Six points de vente sont par ailleurs exploités en partenariat. Concernant l’enseigne Kids & Kickers, qui regroupe la marque Kickers et des marques de licences, nous avons opté pour un développement en franchise. Un magasin est ouvert à Reims, Vincennes et Angers ouvrent en septembre. Cinq shops-in-shop ouvrent aux Galeries Lafayette cet été dont boulevard Haussmann. Nous avons aussi transformé le Kickers de l’avenue Victor Hugo en Kids & Kickers.

FM: Il a été dit et écrit que vous souhaitiez vous séparer en tout ou partie de Charles Jourdan et Stéphane Kélian. Qu’en est-il exactement?

JR: Ce sont de belles marques. Charles Jourdan est plutôt une marque de séduction sur le plan international. Kélian est sur un style casual-chic. Elles sont produites à Romans et en Italie. Seulement, pour les développer, il faut des moyens. C’est pour cela que nous avons souhaité rechercher un ou des partenaires. Il faut travailler ces marques avec des égéries, des stylistes, ouvrir des flagships. Nous sommes prêts à lâcher la majorité. En tout cas, nous ne voulons pas être un élément bloquant pour l’avenir de ces marques. Nous sommes ainsi en contact avec des groupes asiatiques, français et suisses. Nous espérons conclure avant la fin de l’année. Mais nous tenons toutefois à ce que la dimension made in France soit préservée.

FM: Qu’envisagez-vous comme nouveaux développements en terme de licence par exemple. Ou de nouveaux marchés?
JR: C’est un peu lié. Nous voudrions développer des produits de mode femme. On peut le faire en licences. C’est en tout cas un objectif. Nous pensons d’ailleurs développer sur Paris une antenne pour cela. Nous souhaitons aussi développer davantage la femme chez Kickers. Par exemple en lançant des collaborations avec des stylistes invités. Les produits seraient signés du nom du styliste avec la mention by Kickers.

FM: Vous avez affiché des pertes en 2012. Quand voyez-vous arriver le redressement?
JR: Nous pensons être un peu au-dessus de l’équilibre cette année. L’objectif est d'atteindre un chiffre d'affaires de 320 millions en 2015. Et retrouver un Ebitda de 25 millions.

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