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15 sept. 2014
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Jean Paul Gaultier en crise

Publié le
15 sept. 2014

C’est un tsunami qui  frappe la maison Jean Paul Gaultier. Arrêt du prêt-à-porter confirmé par la société, sans nul doute plusieurs dizaines de licenciements, l’enfant terrible de la mode française  n’est plus … à la mode !


Jean-Paul Gaultier salue à la fin du défilé de la collection automne-hiver 2014-15 (photo Pixel Formula)



Jean Paul Gaultier était un des derniers créateurs français des années 80 à avoir pu offrir ces dernières saisons des podiums à sa mode… Jusqu’au 27 septembre prochain où la maison présentera son dernier défilé de prêt-à-porter.
 
Le groupe Puig, actionnaire majoritaire, a décidé en effet d‘arrêter les lignes de prêt-à-porter, homme et femme. La première était d’ailleurs déjà en quasi sommeil.

Lot de consolation : le créateur âgé dé 62 ans, pourra continuer la couture.
 
Cette décision drastique du groupe Puig devrait entraîner nombre de licenciements. Selon nos informations une quarantaine.
 
Certes, celui-ci, propriétaire notamment de Paco Rabanne et de Nina Ricci, n’a jamais cherché à développer une activité prêt-à-porter dans les griffes dont il est propriétaire, dans la mesure où son activité première et rentable est le parfum. Il devrait d’ailleurs récupérer les parfums Gaultier en 2016, aujourd’hui sous licence chez BPI.
 
Pour autant, on peut imaginer que, si le prêt-à-porter avait connu le succès chez Jean Paul Gaultier, Puig ne l’aurait pas arrêté. Selon nos informations,  les pertes de la société seraient très importantes, même si les royalties des parfums, qui fonctionnent bien, compenseraient.
 
En 2012, la société atteignait un chiffre d’affaires d’un peu plus de 20 millions d’euros pour près de 5 millions de pertes.
 
Selon nos informations, celles-ci se sont creusées tandis que le chiffre d’affaires baissait. Il y a quelques années, il s’établissait à 30 millions d’euros.
 
De quoi d’ailleurs avoir tendu les rapports entre un créateur sûr de son image et de sa créativité et un actionnaire à la recherche de rentabilité. "L’ambiance est pourrie dans les équipes", nous indiquait encore ce week-end un observateur averti.
 
Nul doute que la nouvelle mettra en émoi la planète mode même si celle-ci, diverse, regarde bien ailleurs.

Jean-Paul Leroy et Bruno Joly

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