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Publié le
10 juin 2013
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Jean-Pierre Mocho: "Les fédérations n'ont plus de raison d'être dans leur configuration ancienne"

Publié le
10 juin 2013

Président de la Fédération française de prêt-à-porter féminin depuis 13 ans, Jean-Pierre Mocho, de par les statuts, ne peut se représenter. Il livre en exclusivité à FashionMag sa satisfaction du devoir accompli. Et, au delà, dessine ce que devrait être l’avenir d’une organisation professionnelle.

Jean-Pierre Mocho - Photo: T Lebraly


FashionMag: Vous regrettez de ne plus pouvoir être candidat?
Jean-Pierre Mocho: La question ne se pose pas comme cela. J’ai toujours dit qu’il n’était pas question de vieillir dans la fonction. Ce qui est important est de faire passer le message. Au final, je dirais que c’est plutôt bien que les statuts ne permettent pas d’être président à vie.

FM: Certains vous reprochent d’avoir dirigé la fédération en solitaire. Qu’en pensez-vous?
JPM: La question est importante car elle porte sur les décisions qui ont été prises au fil du temps. Je peux vous assurer que, pendant 13 ans, j’ai toujours eu la confiance totale du conseil d'administration. Tout ce qui a été fait durant cette période a été validé par celui-ci. Tout a été décidé sans crise et sans clan. Vous ne le savez peut-être pas, mais ce travail en commun, lorsqu'on est venu me chercher, a représenté une grande évolution par rapport aux pratiques précédentes. Bien sûr, il y a toujours, comme partout ailleurs, une impulsion donnée par le président, mais il y a vraiment eu un travail fait tous ensemble. C’est ce qui a d’ailleurs permis d’aller loin dans les changements.

FM: Quel aurait été avec le recul votre principal atout?
JPM: Ce serait prétentieux pour moi de répondre. Ma curiosité insatiable sans nul doute [rires]… Ce que je peux dire, c’est que le fait de ne plus avoir d'entreprise de fabrication m’a permis de me consacrer à 100% à ma tâche de président. Cela m’a permis d’avoir du recul, d’être vraiment présent à l’international, terrain qui m'était familier depuis 30 ans et que je souhaitais faire partager. Et cette dimension internationale est fondamentale. J’ai été particulièrement bien reçu dans de nombreux pays au titre du prêt-à-porter. Même si je ne suis plus président de la fédération dans quelque temps, je souhaite toujours m’investir dans le suivi de la mutation en cours. En 13 ans, le monde de la mode a beaucoup changé et continue d'évoluer. L’accélération des mouvements économiques a bouleversé aussi la vie de la profession. Le rapport avec le client, la consommation changent, sans oublier la révolution digitale qu'on ne peut plus ignorer.

FM: Qu’est-ce qui vous avait décidé à poser votre candidature à la présidence à l’époque?
JPM: J'avais envie de partager mon expérience, surtout internationale, et des professionnels m'y ont encouragé. Je voulais accompagner les entreprises aux changements qui s'opèrent. Le monde même s’est complexifié, il faut une approche globale. C’est aujourd’hui encore peu fréquent dans les fédérations professionnelles. Pourtant, c’est fondamental pour pouvoir aider ses adhérents chefs d’entreprise.

FM: Mais quel est le rôle d’une fédération professionnelle aujourd’hui?
JPM: Les fédérations ont vieilli et n’ont plus de raison d'être dans leur configuration ancienne. Leur rôle historique était surtout de gérer les relations sociales dans la branche avec les syndicats. Mais désormais, ces discussions se pratiquent différemment. Quasiment à l’échelon gouvernemental. De plus, les fédérations avaient aussi pour tâche de renseigner les entreprises sur telle ou telle question. Mais très souvent, on a à faire à des groupes qui disposent de conseils juridiques importants. Tous les renseignements sur le juridique, la logistique, la comptabilité se trouvent ailleurs que dans les structures professionnelles. C’est pour cela que nous nous sommes donnés de nouveaux outils comme La Maison du Savoir-faire et de la Création, qui s’adresse aux marques et aux créateurs pour mettre en valeur la fabrication française, et la Maison du Prêt-à-Porter, qui échange avec toutes les entreprises, de la couture à la distribution. Ces structures sont là également pour aider les petites entreprises qui ne peuvent pas s'offrir tous les services nécessaires à leur développement. La volonté étant d’aider aussi les jeunes entreprises de création à émerger. C'est elles qui feront l'économie de demain. Il s'agit de l'avenir de notre secteur.

FM: Mais ces structures que vous avez mises en place ne font-elles pas doublon avec la Fédération du PAP féminin?
JPM: Non, pas du tout. La fédération est le lien indispensable avec les régions. Mais on voit bien aujourd’hui par exemple que des marques font de la femme, de l’homme et de l’enfant. Ces marques ne vont pas s’inscrire à plusieurs fédérations. C’est pour cela que la Maison du Prêt-à-Porter entend ne pas s’adresser qu’aux entreprises qui font de la mode féminine. De toute manière, et c’est un souhait, il faudrait des regroupements. Il y en a déjà en région comme à Lyon.

FM: Un événement majeur a eu lieu sous votre présidence, la vente du salon Prêt-à-Porter Paris, que possédait l’organisation professionnelle…
JPM: Votre question est dans la droite ligne de ce que je viens de vous dire: nous avions le salon depuis plus de 50 ans, il fallait envisager de moderniser notre approche. Quand j’allais voir untel ou untel auparavant, ils pensaient toujours que je venais leur vendre le salon… Quand on l'a cédé, c’était pour construire une autre histoire que nous pensons plus appropriée à l'économie de demain.

FM: L'argent de la vente a été dédié à quels objectifs?
JPM: Le principe dans cette évolution était de se donner les moyens de pérenniser les actions de la fédération sur le long terme. Ainsi, la mutation a pu être provisionnée. Donc pratiquer des investissements pour retrouver un équilibre en 2014.

FM: Il paraîtrait que le nombre d’adhérents est en baisse?
JPM: Il faut savoir que la fédération n’a pas d'entreprises directement adhérentes. Les entreprises adhérent aux syndicats régionaux qui eux-mêmes adhèrent à la fédération. Surtout, vous ne serez pas surpris qu’il y a moitié moins d’entreprises qu'il y a vingt ans. C’est aussi un sujet que le futur président devra traiter. Il justifie d’ailleurs un échange avec les autres fédérations du secteur et je pense légitime certains regroupements. Mais c’est une autre histoire.

FM: Il y a actuellement deux candidats à la présidence, Gérard Ravouna et Daniel Wertel. Prendrez-vous position?
JPM: Vous ne connaissez pas bien les statuts de la fédération [rires]. L’assemblée générale le 26 juin prochain élira d’abord un conseil d’administration puis celui-ci élira le président, des vice-présidents, un trésorier, etc. Ce sera donc au conseil de décider. Ce que je ne voudrais pas, c’est que s’installent une polémique, des critiques. Durant ces treize dernières années, je me répète, mais je suis fier d’avoir su fédérer. Cela doit être absolument préservé!

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