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21 févr. 2014
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Kering se maintient en 2013 grâce au luxe, confiant pour 2014

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AFP
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21 févr. 2014

Le Français Kering a publié vendredi des résultats 2013 contrastés, tirés par le luxe malgré un net ralentissement de sa marque phare Gucci et marqués par les déboires de son géant sportif Puma, mais il s'affiche confiant pour 2014.

L'accumulation d'éléments exceptionnels a réduit le bénéfice net (49,6 millions d'euros, contre un milliard en 2012): recapitalisation de La Redoute en cours de cession (315 millions), dépréciations (Redcats, Puma...), coûts de restructuration et de cessions, mise en Bourse de la Fnac...

François-Henri PInault lors de la conférence le 21 février à Paris (AFP)



Kering avait préparé les esprits dès mi-novembre en annonçant un "très net recul". Les éléments exceptionnels ont pesé pour environ 1,2 milliard d'euros. Hors exceptionnels, le bénéfice net baisse de 3,1% à 1,23 milliard.

Le groupe a par ailleurs vu son bénéfice opérationnel courant reculer de 2,3% à 1,75 milliard, mais il a quasiment maintenu son taux de marge (à 18%, contre 18,4% en 2012). Le chiffre d'affaires est resté stable à 9,75 milliards d'euros (+0,1%), loin des +20,8% de 2012.

Le PDG, François-Henri Pinault, a évoqué des "performances opérationnelles et financières solides" pour cette "année charnière" 2013, où Kering a achevé son recentrage vers le luxe et l'habillement sportif en se désengageant presque entièrement de la distribution. Il lui reste à parachever la cession de La Redoute.

Kering se pose désormais en un groupe "cohérent" et, "extrêmement confiant dans ses fondamentaux", compte améliorer son chiffre d'affaires et son résultat opérationnel courant en 2014. Il prévoit un dividende de 3,75 euros par action pour 2013, inchangé.

En 2013, le chiffre d'affaires a de nouveau été tiré par ses marques de luxe, enrichies désormais de Pomellato (et sa seconde marque Dodo), Qeelin et Christopher Kane. Les ventes luxe ont progressé de 4,2% à 6,47 milliards d'euros (+7,2% à périmètre et taux de change comparable), équilibrées entre pays matures et émergents. Le résultat opérationnel courant du pôle est en hausse de 4,4%, avec une rentabilité record de 26%.

Mais Gucci, en pleine "stratégie d'élévation" vers plus de produits en cuir et haut de gamme, a nettement ralenti. Un problème car la marque assure à elle seule près des deux tiers du résultat opérationnel de Kering. Les ventes annuelles de Gucci ont reculé de 2,1% à 3,56 milliards d'euros (+2,2% à données comparables) et le résultat opérationnel n'a progressé que de 0,5% à 1,13 milliard d'euros, pour une marge record de 31,7%.

Le repositionnement avance. Les sacs en cuir représentent 72% de l'offre Gucci aujourd'hui, contre 55% en 2012, et deux tiers des ventes en Chine.

Mais, contrairement aux attentes des analystes et à Louis Vuitton (groupe LVMH), la croissance a été quasi nulle au 4e trimestre pour Gucci (+0,2% en comparable, contre +4,1% au premier semestre et +0,6% au 3e trimestre). La marque a connu un marché "plus difficile" en Europe fin 2013 à cause du "ralentissement des flux touristiques" mais "très porteur aux USA et au Japon", a indiqué Jean-Marc Duplaix, directeur financier de Kering. En Chine, l'amélioration a été "sensible" au 4e trimestre avec un trafic qui "s'est redressé".

Extrait de la campagne de Puma confiée à l'Américaine Solange Knowles (DR)




Relancer Puma


Les autres marques de luxe ont poursuivi leur ascension en 2013. Bottega Veneta a vu sa marge progresser encore (+32,5%) et a franchi le milliard d'euros de chiffre d'affaires (+13,8% à données comparables), aidé par une vingtaine d'ouvertures de boutiques. Saint Laurent a dépassé le demi-milliard d'euros de ventes (+21,6%) grâce au "grand succès du renouveau créatif" de la marque avec Hedi Slimane et à une vingtaine de nouvelles boutiques. Mais la marge s'est maintenue à 13,8%.

La grosse ombre au tableau reste le pôle Sport et Lifestyle: les ventes ont reculé de 8,1% en 2013, à 3,25 milliards d'euros (-2,8% à données comparables), le résultat opérationnel de 34,3% et la rentabilité opérationnelle a fondu à 6,2%.

Kering compte donner en 2014 "la priorité absolue" à la relance de Puma, qu'il détient à 85,6%. Mais il a déjà prévenu que le repositionnement en cours "ne devrait commencer à porter ses fruits" qu'au 2e semestre. L'offre des petites marques Volcom et Electric va elle aussi être revue.

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