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Traduit par
Paul Kaplan
Publié le
29 mars 2018
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3 minutes
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Kiko pourrait s'ouvrir à un nouvel investisseur pour financer sa croissance

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Paul Kaplan
Publié le
29 mars 2018

Le groupe italien de cosmétiques Kiko est actuellement en pourparlers pour faire entrer un investisseur minoritaire au capital de l'entreprise afin de financer sa croissance en Inde, au Moyen-Orient et en Asie, et stimuler sa rentabilité, confie Cristina Scocchia, PDG de Kiko.


Photo: Kiko


Cristina Scocchia s'est construite une solide réputation à la tête de la branche italienne du géant français L'Oréal. Elle est arrivée chez Kiko au mois de juillet dernier pour raviver l'entreprise familiale, fondée en 1997.

Kiko s'est rapidement développée à l'étranger grâce à ses produits à la fois bon marché et branchés. Mais la marque doit désormais faire face à des marges en dents de scie, en raison d'une concurrence de plus en plus féroce et de l'ombre du e-commerce qui plane sur tous les revendeurs physiques.

« Nous sommes des pionniers, mais nous ne sommes plus les seuls acteurs de ce segment du marché. La concurrence est rude et nous devons développer de nouvelles stratégies pour retrouver le chemin de la rentabilité », a-t-elle confié à l'agence Reuters au cours d'un entretien téléphonique. Kiko, qui rivalise avec des marques comme Max Factor, a vu son concept commercial copié et imité par de nombreux concurrents plus modestes ces dernières années, tandis que la compétition s'est renforcée sur Internet.

Pour financer un plan commercial de trois ans (jusqu'en 2020), Kiko envisage d'émettre de nouvelles actions pour un total estimé de 70 à 90 millions d'euros. Pour Cristina Scocchia, un nouvel investisseur, un fonds de placement privé par exemple, pourrait acquérir l'ensemble de ces actions. Le groupe est actuellement contrôlé par la famille Percassi, qui possède également le club de football Atalanta Bergame.

« Nous envisageons la possibilité de trouver un partenaire qui pourrait apporter son capital, mais également une expertise spécifique dans les zones géographiques que nous voudrions développer », a-t-elle précisé. La PDG de Kiko a également ajouté que le groupe était en pourparlers avec quelques investisseurs potentiels et que la décision pourrait être prise d'ici l'été.

D'après son plan, Kiko investira 90 millions d'euros pour financer la recherche et le marketing, tout en continuant à numériser l'entreprise et en ouvrant 73 nouveaux magasins. 

Le groupe possède plus de 1 000 magasins en propre, répartis dans 21 pays, et engrange 64 % de son chiffre d'affaires en dehors de l'Italie. L'an dernier, Kiko a annoncé que ses revenus avaient progressé de 3 %, pour atteindre 610 millions d'euros, mais que ses marges étaient en baisse.

Au mois de janvier, Kiko a demandé la protection de la loi sur la faillite aux États-Unis, avant d'y fermer 27 de ses 30 magasins, jugés pas assez rentables. « Nous en avons gardé trois, c'est important pour l'image de marque. Nous voulons investir massivement dans l'e-commerce. »

Cristina Scocchia n'a pas exclu l'éventualité d'une introduction en Bourse dans un futur lointain. « L'appel public est l'un des objectifs que nous nous sommes fixé. C'est un objectif important, mais à court terme, nous avons d'autres priorités », a-t-elle précisé.

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