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26 avr. 2017
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Kindy se dirige vers la cession de toutes ses activités

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26 avr. 2017

Le spécialiste de la chaussette et de la chaussure enfant envisage sa survie entre de nouvelles mains. Jusqu’alors en procédure de sauvegarde, la société cotée Kindy SA a été placée le 25 avril en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Beauvais, de même que ses filiales The Socks Office et Business Sport Socks. 

D’autre part, deux de ses quatre filiales déjà en redressement (The Socks Legende et Apollo) font désormais l’objet d’une mise en liquidation judiciaire. Le dernier espoir des salariés de Kindy ? Que la recherche de repreneurs aboutisse.


Les chaussettes Kindy sont fabriquées en France, à Moliens (60). - Kindy/Facebook


Alors que la première date butoir de dépôt des offres avait été fixée au 31 mars, cette échéance avait été reportée au 24 avril afin de permettre à de potentiels repreneurs d’améliorer leurs dossier et à de nouveaux acteurs de se manifester.

Or, l’administrateur n’a pas enregistré de nouvelles propositions, puisque la société précise ce 26 avril que l’administrateur a reçu sept offres, ce qu’elle avait déjà annoncé le 5 avril dernier. Toutes ces offres, partielles, portent sur des actifs du groupe et donc pas sur les différentes sociétés qui le composent. Ainsi, trois porteurs d'offre convoitent le pôle chaussette (marques Kindy, Achile, Thyo…), tandis que les quatre autres se concentrent sur le pôle chaussures pour enfant (marques GBB et licences Catimini et IKKS).

« Nous ressentons évidemment une extrême frustration de ne pas réussir à sortir de cette spirale par nous-mêmes, car nous avons de très belles marques, confrontées à un marché très perturbé, expose la présidente du groupe, Nathalie Crouzet, à FashionNetwork. SI les deux pôles se scindent, ce n'est pas ce qui me désole le plus, car il n'y a pas de synergies entre ces deux activités, ni en termes de savoir-faire, ni côté développement produit ou stratégie commerciale. »

Les potentiels repreneurs s’avèrent être pour la plupart des sociétés opérationnelles dans les secteurs concernés, selon une source proche du dossier. Certains se penchent sur les marques, mais pas forcément sur la reprise des ateliers. Ce qui pourrait donc annoncer des licenciements. Le tribunal examinera officiellement les sept offres lors d’une audience fixée au 30 mai. 

Même si Kindy cède ces actifs, le groupe créé en 1863 confirme « de nouveau estimer que la cession de l’ensemble de ses activités (actifs opérationnels y compris les marques) ne lui permettra pas d’apurer l’intégralité de ses passifs ». L'entreprise précisait en février dernier que ses emprunts et dettes financières court terme se seraient élevés, au terme de l’année 2016, à 2,5 millions d'euros, alors que sa trésorerie avoisinait 1,8 million d’euros.

Kindy emploie aujourd’hui 155 personnes, dont 110 à Moliens, dans l’Oise, pour l’activité chaussette et 45 à Andrezé, dans le Maine-et-Loire, spécialisées dans la chaussure enfant.

Le groupe affiche des difficultés depuis plusieurs années déjà. En 2016, son chiffre d’affaires clos fin juin s’élevait à 32,3 millions d’euros, en chute de 16,4 % par rapport à l’exercice précédent. Impacté par la perte de la licence Dim en 2014, le spécialiste de l’équipement du pied n’a pas su remonter la pente et ses caisses sont presque vides. C'est sans doute pour cela qu'on se dirige vers un démantèlement et non une cession globale.

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