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Lanvin : face aux difficultés, la direction confirme un prochain renflouement

Publié le
today 7 nov. 2017
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En difficulté suite aux révélations sur sa santé financière intervenues ce 6 novembre, la maison Lanvin a voulu apporter des réponses par l'intermédiaire de ses dirigeants. C'est Nicolas Druz, le directeur général délégué de Lanvin et conseiller de la propriétaire taïwanaise, Shaw-Lan Wang, qui s'est ainsi exprimé ce mardi 7 novembre. Celui-ci a ainsi évoqué auprès de l'AFP une volonté de changer de stratégie pour s'ouvrir à l'art de vivre (décoration, accessoires), mais surtout un renflouement prévu d'ici la fin de l'année.


Lanvin - printemps-été 2018 - © PixelFormula


Selon un document obtenu mardi par l'AFP auprès du tribunal de commerce, l'entreprise ne fait à ce jour l'objet d'aucune procédure pour sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire. En effet, c'est une alerte du commissaire aux comptes auprès du tribunal de commerce qui avait été évoquée la veille, ne faisant pas état d'une procédure de dépôt de bilan engagée.

Une situation que la maison pourrait éviter par une recapitalisation que le directeur général délégué a bel et bien confirmée. « Notre actionnaire principal a décidé de mettre au pot », a-t-il déclaré mardi à l'AFP. « Nous ne sommes pas du tout inquiets pour les fins de mois », a-t-il insisté. « La société n'a pas un centime de dette », a-t-il assuré. A noter cependant qu'un renflouement avait déjà été annoncé pour septembre dernier sans concrétisation.

Les informations obtenues par Reuters faisaient elles état d'une situation d'urgence pour la plus ancienne maison de couture parisienne, des sources proches du dossier évoquant le « risque de ne pas pouvoir verser les salaires de janvier 2018 » si le renflouement annoncé n'avait pas lieu. La maison avait enregistré l'an dernier sa première perte depuis une décennie, à hauteur de 18,3 millions d'euros.

Nicolas Druz a donc voulu rassurer sur la volonté de la propriétaire de procéder à la recapitalisation, mais aussi lancer de nouvelles pistes pour de futurs développements. « Ce que nous voulons, c'est que la maison entre dans la modernité. Nous voulons développer un art de vivre », a-t-il affirmé, avec l'idée de griffer des hôtels et des spa, ou encore de miser sur les accessoires, mais sans apporter davantage de précisions sur les intentions de la maison.

Depuis le départ d'Albert Elbaz en 2015, les difficultés de la maison se sont accentuées après l'échec commercial des collections dessinées par Bouchra Jarrar. Une situation qui ne s'est pour l'instant pas améliorée avec le recrutement cet été d'Olivier Lapidus comme nouveau directeur artistique, dont la première collection printemps-été 2018 aurait continué de faire reculer les ventes, selon Reuters. Le créateur français s'est également exprimé ce mardi auprès de l'AFP, précisant qu'il n'entend « pas quitter le navire » et affichant son plein soutien aux équipes de la maison Lanvin.

Il n'a disposé que d'un mois, en août, pour préparer sa première collection, après avoir été nommé par la principale actionnaire de Lanvin, la femme d'affaires taïwanaise Shaw-Lan Wang, pour succéder à Bouchra Jarrar et redresser les résultats de la griffe. Cette collection printemps-été resserrée, faisant une large place au noir, avait suscité des critiques parfois sévères dans une partie de la presse spécialisée. Nicolas Druz a préféré lui relever le « miracle » qu'a représenté la conception de la collection pendant un mois d'« août en France ».

La rédaction avec AFP

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