×
6 520
Fashion Jobs
Publicités
Auteur :
Publié le
31 mars 2014
Temps de lecture
3 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

Lemi Tolunay (IDMMIB): "Les exportations turques de cuir devraient croître de 8 à 10 %"

Auteur :
Publié le
31 mars 2014

IDMIB, l’association turque des exportateurs de cuir (Istanbul Leather and Leather Products Exporter’s Association), vient de participer pour la première fois au Chic de Pékin, qui s’est terminé le 29 mars, et participe pour la 28ème fois au APLF – MM&T, qui se tient jusqu’au mercredi 2 avril à Hong Kong. L’occasion de dresser un bilan de ses adhérents et du marché avec son président, Lemi Tolunay.

Lemi Tolunay




FashionMag.com: Quelle importance donnée à la Chine pour vos adhérents ?

Lemi Tolunay: Evidemment, ce marché est important, très important. Mais ici, aux rendez-vous de l’APLF (la société organisatrice de Fashion Access et de Materials Manufacturing & Technology), il y a une autre fonction. Nous y faisons du business avec les Australiens, les Américains… Vous devez exposer ici, car c’est un rendez-vous réellement international pour le business. Indiens, Japonais… font également le déplacement.

FM: Comment s’est passée l’année 2013 pour le cuir turc ?

LT: Nous allons bien. En 2013, les exportations ont fait un bond de 17 % alors que les prévisions étaient de 10 à 12 %. Elles se sont élevées à 4,5 milliards de dollars en comptant le cuir non fini, les chaussures, les tissus… les accessoires.

FM: Votre premier marché, est-ce la Chine ?
LT: Non, la Russie. Ils apprécient particulièrement nos cuirs d’agneau. Evidemment, nous importons les matières premières d’Italie ou d’Espagne.

FM: Et les retombées économiques de la situation politique en Russie ?

LT: Jusqu’à maintenant, aucune à vrai dire. Mais, nous allons voir...

FM: Et votre second marché ?
LT: L’Union européenne avec l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne entre autres. Mais prenez la situation en Espagne, elle n’est pas bonne mais, malgré tout, nos affaires ont été satisfaisantes.

FM: Comment expliquez-vous du coup, cette progression de 17 % ?
LT: Elle vient essentiellement de la chaussure. Les exportations de chaussures ont bondi de 34 % et ça, ce n’était sincèrement pas prévu. Les pays voisins, comme l’Irak, l’Iran ou la Syrie, ont importé et continuent de faire du business. La Russie ensuite, pour les bottes. En Europe, notre business est resté stable. Les ventes y concernent essentiellement les fils et les accessoires. Les marques apprécient de faire produire chez nous. De nombreuses marques parisiennes ou milanaises font sous-traiter en Turquie.

FM: Et la Chine ?
LT: Les marchés russe et chinois comptent plus ou moins pour la moitié de nos exportations. Ici, à Hong Kong, nous réunissons 64 exposants contre 50 l’année dernière.

FM: Et les prévisions pour 2014 ?

LT: C’est sûr que la hausse ne sera pas de 17 %. Nous tablons sur une progression comprise entre 8 et 10 % des exportations. Celles vers l’Union européenne devraient rester plus ou moins stables. En Russie, nous attendons tout de même des troubles en termes de business.

FM: Le problème pour vous, c’est la matière première et son prix ?
LT: Le problème général du secteur du cuir est, et restera, la matière première. Nous ne la produisons pas nous-mêmes. Nous sommes dépendants en somme de l’industrie alimentaire contrairement au coton par exemple qui est cultivé uniquement pour des usages textiles. Nous, nous vendons en quelque sorte un produit dérivé des filières viande. Or, par exemple, les gens sont incités à manger davantage de poissons que de viande rouge.

FM: Et les stocks de cuir en Chine ?

LT: On ne peut pas stocker trop longtemps le cuir en état intermédiaire. Je dirais 18 mois maximum, en général un an. Les prix augmentent et c’est difficile de fixer des prix de vente et de les garder. Et c’est l’obstacle le plus difficile pour les exportations.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2022 FashionNetwork.com