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28 oct. 2015
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Les Expatriés propose séries courtes et silhouettes mixtes

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28 oct. 2015

Alors que de nombreuses jeunes marques débutent avec un monoproduit, Marie-Charlotte Bonnet et Pauline Fournier-Bidoz ont opté pour une marque mixte, proposant des total looks.

Visuels de la collection automne-hiver 2015-16 - Les Expatriés

Les créatrices de Les Expatriés, dont la première saison était en magasin à l’automne 2014, ont imaginé un univers complet autour de leur jeune marque. « Nous avons toutes les deux vécu des expériences à l’étranger, expliquent les entrepreneuses. En discutant avec les gens de notre génération, nous nous sommes aperçues que chacun avait une histoire forte, un souvenir intense de cette période. Notre idée était de créer des silhouettes racontant l’histoire de ces expatriés. »

Ce concept se traduit dans les produits par des mélanges de matières et d’imprimés, symbolisant les croisements culturels. La marque joue aussi avec des pièces détournables, les femmes pouvant s’accaparer les chemises de l’homme et les hommes pouvant piocher dans les pantalons femme. Les pièces fortes, comme les manteaux, se répondent aussi en masculin et féminin. « Nous travaillons ce décalage subtil, explique Marie-Charlotte Bonnet. Mais cela reste accessible. Nous n’avons pas un propos élitiste. »


Autre élément distinctif dans le concept de la marque. Le choix revendiqué de séries courtes. Toutes les pièces sont numérotées. « L’idée était de proposer des looks que les clients ne retrouveraient pas partout, explique Pauline Fournier-Bidoz. Ils savent qu’il n’existe qu’une vingtaine de pièces pour une veste par exemple. Cela crée le désir, mais aussi la frustration. »

La marque, qui réalise ses produits en Pologne mais aussi en Inde, affiche un positionnement haut de gamme avec des chemises entre 110 et 180 euros, des pantalons à partir de 160 euros et des vestes jusqu’à 480 euros.


A terme, le concept de série, qui peut aisément être appliqué jusqu’à une centaine de pièces, pourrait aussi permettre à la marque de sécuriser les commandes de ses clients. Si les mentalités évoluent encore lentement sur ce point, l’objectif pourrait être de proposer des produits sans tenir compte des saisons de commercialisation. Un vrai challenge.

Pour l’heure, la marque qui, avec son concept, a séduit Urban Outfitters aux Etats-Unis, compte une dizaine de points de vente en France (The Rolling Shop, Espace Kiliwatch…) et s’appuie aussi sur son site marchand. Elle était présente sur le salon Who’s Next, mais aussi à l’événement Superfin du Showroom 8 durant la Fashion Week parisienne. Elle vise à présent un salon à l’international. Logique que Les Expatriés ait soif d’export.

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