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Publié le
21 févr. 2013
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Lyne Cohen-Solal (mairie de Paris): "De grandes enseignes refusent aujourd’hui de nous parler"

Publié le
21 févr. 2013

Lyne Cohen-Solal, adjointe au maire de Paris en charge du commerce - Miguel Medina/AFP

Un recours suspensif a été déposé contre les travaux de modernisation de La Samaritaine. Une nouvelle bataille juridique autour de la Canopée des Halles, actuellement en construction. L’occasion pour Lyne Cohen-Solal, adjointe au maire en charge du commerce, de confier à FashionMag.com sa vision de l’évolution commerciale de Paris.

FashionMag.com: Ce recours de dernière minute vous a-t-il surpris ?
Lyne Cohen-Solal: Il y a de temps en temps des recours sur les installations commerciales. Mais ceux-ci passent très vite par rapport aux recours portant sur l'architecture comme celui-ci. Mais au final la CNAC (Commission national d’aménagement commercial) n’a jamais donné d’avis négatif sur une implantation à Paris. Cela provoque quelques retards, de deux à trois mois. Mais les plaignants savent parfaitement que cela va être confirmé.

FM: Vous comprenez ces oppositions ?
LCS: Ce sont toujours les mêmes personnes. Il y a des élans de conservatisme effrayants, à Paris. Je ne dis pas que tout ce que l’on propose est formidable. Mais il faut savoir transformer une ville pour répondre à l’évolution de ses besoins. Ce n’est pas une espèce de caprice de je ne sais quel élu ! Chaque âge laisse un héritage à la ville. Il ne serait pas normal que les rois de France aient laissé le Louvre, et que le XXIe siècle ne laisse pas ses propres apports. Ce serait une espèce de renoncement à notre civilisation. Il y a des associations auxquelles la loi donne la possibilité de s’opposer à ces projets. Cela retarde, mais on arrive à avancer.

FM: La réouverture de Beaugrenelle s’est malgré tout heurtée à des blocages répétés…
LCS: Beaugrenelle (le centre doit ouvrir à l'automne) était un centre commercial mal conçu, sur dalle, qui ne répondait plus aux besoins d’achats et de balades. Ce n’est pas nous qui avons décidé de le repenser. Mais puisqu’il était là, autant qu’il soit fréquenté. On a donc développé des rues, des boutiques avec vitrine sur rues, le tout dans des matériaux actuels. Certains se sont opposés à ça, ce qui est un peu passéiste, car ce qu’ils proposaient, eux, avait déjà conduit à l’échec. Nous avons seulement décidé de repenser et relancer les centres commerciaux parisiens existants, pour mieux répondre aux attentes d’aujourd’hui.

FM: C’est notamment le cas des Halles. Quelles sont vos ambitions pour ce centre ?
LCS: La Canopée va permettre au centre d’Unibail-Rodamco d’avoir plus de vitrines au rez-de-chaussée des Halles. Aujourd’hui, nous réfléchissons à y installer de jeunes créateurs de mode, avec des places qui leur seront réservées. Ce centre commercial va être un lieu intéressant, avec une richesse architecturale forte et, je l’espère, attirante. L’idée est donc d’y mettre aussi des gens en devenir.

FM: A ces modernisations s’ajoute la multiplication des centres aux portes de la capitale (So Ouest, le Millénaire…). Un bouleversement de l’offre parisienne est-il à l’œuvre ?
LCS: On ne veut pas qu’il n’y ait que des centres commerciaux. Ce que l’on veut, c’est donner aux Parisiens et aux nombreux touristes une diversité d’offres de produits et de commerces. On a aujourd’hui le grand luxe, le moyen de gamme, les grands magasins, les commerces indépendants, et mêmes les petits commerces alimentaires de "paroisse". Si on ne garde pas tout ça, Paris perd de son attractivité. On a 30 millions de visiteurs par an: quinze fois la population de Paris. Et le commerce participe à cette attractivité au même titre que la Tour Eiffel et le Louvre. Notre boulot est de faire en sorte qu’une forme de commerce ne mange pas l’autre. Et c’est toujours le grand commerce qui mange le plus fragile. Notre travail est d’essayer de donner leur chance aux plus petits. C’est pour cela qu’on a mis en place un certain nombre d’outils politiques pour les aider. Les centres commerciaux sont les bienvenus à condition qu’ils ne fassent pas disparaître les autres. Il faut qu’ils puissent cohabiter, même si c’est difficile.

Patrick Kovarik/AFP

FM: Ces outils, vous estimez ne plus les avoir aujourd’hui ?
LCS: Avant, nous avions quelques moyens d’action. Mais ces moyens nous ont été enlevés, il faut le rappeler, par la loi LME. On avait pu retarder certaines implantations de commerces afin de discuter avec les entreprises. Un certain nombre de grandes enseignes refusent aujourd’hui de nous parler, et nous disent "On ne discute même pas avec vous, puisque cela ne changera rien". Et il y a là-dessus une forme d’inquiétude, quand on est interrogé par les Parisiens à ce sujet.

FM: Notamment sur les Champs-Elysées, devenus le symbole de cette course aux géants ?
LCS: Les Champs ont toujours été un centre commercial à ciel ouvert. Simplement, c’était un centre commercial diversifié. Il se "monotonise" aujourd’hui. Mais c’est l’argent qui fait cela, pas nous. On ne peut pas "municipaliser" ces commerces: ce serait aberrant. Donc on trouve des moyens de rééquilibrer les choses. Pas pour empêcher l’argent d’arriver, mais pour que les gros laissent vivre les autres. Nous sommes en train de discuter avec le gouvernement actuel pour voir s’il est possible de maîtriser l’augmentation des loyers dans des lieux comme les Champs-Elysées. Car les prix n’y ont plus de sens: on est dans la pure spéculation.

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