×
6 765
Fashion Jobs
keyboard_arrow_left
keyboard_arrow_right

Manolo Blahnik serait prêt à dessiner une collection de chaussures pour H&M

Par
AFP
Publié le
today 3 févr. 2016
Temps de lecture
access_time 3 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

Le célèbre chausseur Manolo Blahnik s'est dit prêt à dessiner une collection pour H&M si la chaîne de prêt-à-porter lui laisse la liberté nécessaire, dans un entretien à l'occasion de l'ouverture de son deuxième magasin à Londres.


Manolo Blahnik


Son premier magasin est apparu il y a plus de quarante ans dans le quartier cossu de Chelsea. Depuis, ses chaussures pour femmes, des articles de luxe qui peuvent s'arracher plus de 1.000 dollars (915 euros) la paire, sont devenues un must incontournable pour les élégantes, aidées par la série Sex and the City dont le personnage principal, la chroniqueuse new-yorkaise Carrie Bradshaw, ne peut résister à une paire de Manolo Blahnik.

Son nouveau magasin londonien, dans l'arcade marchande de Burlington, un passage de 1819 reliant Piccadilly à Bond Street, mêle raffinement haut de gamme et prix astronomiques. Mais le créateur confie qu'il n'aurait rien contre l'idée de créer une collection pour H&M, Topshop ou l'une des grandes marques de prêt-à-porter.

« Si on me donne la liberté et qu'on ne m'impose pas de conditions, je le ferais avec plaisir. J'apprécie que mes chaussures soient vues. Je ne parle pas d'imitations, comme celles que l'on trouve en Chine, mais de vraies chaussures. »

Quand on lui demande quelles femmes ont les plus beaux pieds, il répond sans hésiter : « Raquel Welch, ses pieds étaient magnifiques, vraiment divins. Brigitte Bardot avait aussi de beaux pieds. Je ne suis pas fan des nouvelles filles, certaines sont gentilles mais aucune ne vaut ces stars d'antan, qui savaient être si sexy en chaussures plates. »

Aujourd'hui, la généralisation du port de chaussures de sport ne plaît pas du tout au créateur, qui met en garde à grand renfort de gestes et d'envolées lyriques, sur le fait qu'elles « peuvent détruire vos pieds ». « Mais ils disent ça de toutes les chaussures, qu'elles détruisent les pieds des femmes ! C'est un non-sens ! » fulmine-t-il.

Exposition au musée de l'Ermitage

Né le 7 novembre 1942 à Santa Cruz de la Palma, dans les îles Canaries (sud-ouest de l'Espagne), Manolo Blahnik, fils d'un Tchèque et d'une Espagnole, a grandi dans la bananeraie de sa mère. Ses parents rêvaient qu'il devienne diplomate, mais c'est la mode qui l'a attiré, inspiré par Diana Vreeland, la rédactrice en chef du Vogue américain.

Si son succès est indéniable, il a su résister aux grands groupes du luxe en restant indépendant, avec huit magasins dans six pays. « Je resterai indépendant jusqu'à ma mort. Parce que j'aime la liberté, toute la liberté. Les gens passent leur journée à vous dire ce que vous devez faire. Je ne peux pas travailler comme ça. Il m'a fallu trop de temps pour réussir à vivre comme je l'entends », a-t-il expliqué.

Le créateur, qui vit à Bath (ouest de l'Angleterre) a plusieurs mois d'activité intense devant lui, avec la première d'un documentaire sur lui à la Mostra de Venise en septembre et une exposition qui présentera plus de 500 de ses créations.

« L'exposition voyagera dans les endroits que je préfère en Europe. Elle passera par l'Espagne mais d'abord elle sera à Venise, où j'ai travaillé pendant plusieurs années et qui est la ville que je préfère. Il y aura aussi Prague, que j'adore, parce que c'est la ville où mon père est né », confie-t-il. « Et puis Saint-Pétersbourg, l'une de mes villes préférées en Europe. Elle sera au musée de l'Ermitage, vous vous rendez compte ! C'est un grand privilège et je ne comprends pas pourquoi, parce qu'après tout, je ne fais que des chaussures ! »

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2019 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. L'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.