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16 nov. 2013
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Mapic: une manifestation au succès de plus en plus international

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16 nov. 2013

Malgré la conjoncture européenne, le Mapic, marché international des professionnels de l’immobilier de commerce, a une nouvelle fois connu le succès à Cannes du 13 au 15 novembre. C’est l’avis de la directrice du salon Nathalie Depetro. C’est aussi celui de nombre de participants.

Le salon a connu une forte fréquentation


Première raison évoquée par Nathalie Depetro: "Le Mapic est un salon très international avec des participants de 70 pays", souligne-t-elle. De fait, sur les 8300 visiteurs et exposants, ils étaient cette fois environ 2500 Français, 1000 Italiens, 1000 Russes, etc.

Surtout, quasiment toutes les régions du monde étaient représentées: Chine (via notamment le promoteur chinois Wanda), Inde, Brésil, moins certes le Moyen-Orient qu’il y a quelques années. Pour Nathalie Depetro, la crise de 2008, qui avait eu un impact sur la fréquentation du Mapic, semble donc aujourd’hui s’estomper. Elle insiste aussi sur la vocation du salon à faire venir des leaders du monde entier. "C’est notre objectif plutôt que d’installer un Mapic en Asie par exemple", affirme-t-elle (La société organisatrice, Reed, pilote aussi une édition du Mipim en Asie, Mipim Asia).

Certes, un peu comme dans tous les salons aujourd’hui, le Mapic n’est pas une manifestation où les enseignes s’engagent définitivement sur les projets. "On sert plutôt des mains", souligne ainsi Philippe Barbry, président de Devred 1902, croisé dans les allées. "Mais cela permet de faire avancer certains dossiers", souligne Emmanuel Goffaux, responsable retail chez l’Italien Liu Jo.

Des échanges fructueux donc et surtout la possibilité de se faire mieux expliquer certains projets comme d’échanger sur de nouvelles tendances. Concernant le premier point par exemple, ce fut l’opportunité pour le groupe Auchan d’expliquer dans le détail son vaste projet loisirs, hôtellerie et commerce que certains disent utopique d’Europa City, dans la périphérie nord de Paris. Ou, pour Apsys, très fier du démarrage du centre commercial Beaugrenelle, de passer à la suite et de commenter son nouveau projet, unique, Vil’Up, près de la Cité des Sciences, à La Villette.

Philippe Starck lors de sa conférence


Les nouvelles tendances, c’est justement ce qu’essaie de capter en amont l’organisateur du salon afin d’y consacrer des conférences et lieux d’échanges. C’est le cas depuis l’an dernier avec le Digital Summit. Certes, la manifestation se tient à huis clos (avec cinquante invités !) la veille du salon. Mais, cette fois, un compte-rendu en a été fait en conférence publique. C’est ainsi toute l’économie de l’internet et son interaction possible avec les centres commerciaux physiques qui sont commentées pour les participants.

Parmi le programme de conférences, c’est aussi l’architecture des centres qui fut abordée avec Philippe Starck en vedette, mais aussi le développement des pop-ups, ces concepts éphémères qui envahissent les capitales mais aussi les centres commerciaux.

"On voit bien, explique Nathalie Depetro, que le centre commercial est devenu un lieu de vie, de lien social, notamment dans les pays émergents tout autant qu’un simple lieu de shopping. Le Mapic en tient ainsi compte".

Un regret peut-être de certains participants comme Franck Valet, de la SCC Vendôme, le fait que le salon n’attire pas les développeurs du secteur du luxe. "Il y en a plus qu’il n’y en a eu", souligne la directrice du Mapic. Tout en précisant: "Certes l’immobilier de luxe veut garder son côté exclusif. C’est un marché particulier même si, là encore, dans les pays émergents, les griffes de luxe sont très présentes dans les centres commerciaux !".

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