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19 juil. 2013
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Marie-Laure Bellon-Homps: "La cession du pôle mode à Première Vision va dans le bon sens"

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19 juil. 2013

Marie-Laure Bellon-Homps

Dans une optique de recentrage, l'organisateur de salons professionnels Eurovet vient de se séparer de l'un des ses trois pôles. Première Vision reprend ainsi le secteur mode qui comprenait les salons de l'amont suivants: Fatex, Zoom by Fatex, Made in France by Fatex, Tissu Premier et Collections. La présidente du directoire d'Eurovet, Marie-Laure Bellon-Homps, a livré à FashionMag.com les raisons de cette vente et les nouvelles perspectives qu'elle ouvre pour ses deux pôles restants, lingerie/swimwear et sport.

FashionMag.com: En quelques mots, pourquoi avoir vendu les salons du pôle mode?
Marie-Laure Bellon-Homps: Nous n’étions pas forcément vendeurs au départ. Nous avons été contactés par Première Vision qui était intéressé par un de nos salons, mais cela n’avait de sens que si la vente concernait l’ensemble du pôle. Les salons mode ont une organisation et des équipes communes, il n’était pas question de changer cela. Nous avons trouvé que cela avait du sens de transférer ce pôle chez Première Vision, dont l’amont est le cœur de métier. Nous ne sommes pas dans le conflit entre acteurs, ce transfert est logique en termes de compétences, c’est une bonne chose pour le marché. Il est important pour les organisateurs de consolider leurs positions sur leur secteur.

FM: Justement, quel est aujourd’hui le positionnement d’Eurovet sans ces salons?
MLBH: Notre premier métier est évidemment la lingerie et le bain, il ne faut évidemment pas oublier que nous comptons la Fédération de la maille et de la lingerie dans notre actionnariat [à 51%, Comexposium détenant les 49%, ndlr]. Mais nous avons également une filiale sport, Sportair, en plein développement. Cette cession va nous permettre de déployer encore plus d’énergie sur ces deux axes, je pense qu’il faut en ce moment être très concentré sur ses territoires.

FM: La cession va-t-elle permettre à Eurovet d’investir sur de nouveaux projets, grâce aux nouvelles ressources qu’elle amène?
MBLH: Nous avons en ce moment plusieurs priorités de développement. Il y a d’abord un premier projet qui est celui du lancement d’une plateforme digitale, d’abord sur le secteur lingerie/bain. Cet outil permettrait à la filière de rester en contact entre les événements, de prendre ses rendez-vous avant les salons. Mais nous voulons également accélérer notre développement international. Après les développements en Asie et aux USA (acquisition de Curve en 2012), nous étudions actuellement d’autres opportunités, sur de nouveaux marchés en croissance. Mais il est trop tôt pour en dire plus!
Côté sport, nous avons travaillé d’abord à faire grandir Sport Achat, mais aussi à nous faire plus présents pour la filière avec de nouveaux types d’événements, comme Annecy Showroom Avant-Première ou Traces, sur le créneau Ski-Rando. Ces formats plus proches de l’événementiel que du salon classique sont une nouvelle manière de remplir notre mission de réunion des professionnels, maintenant pendant toute la saison.

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