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17 janv. 2013
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Marie-Laure Bellon-Homps: "Un salon, c'est le meilleur réseau social vivant"

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17 janv. 2013

Le Salon International de la Lingerie fête ses 50 ans cette année. Et Mode City a 30 ans. Marie Laure Bellon-Homps, présidente du directoire d’Eurovet, ne refait pas l’histoire pour Fashionmag.com, mais donne sa version d’un bon salon pour aujourd’hui et demain. Et, évidemment, croit plus que jamais à l’international.

Marie-Laure Bellon-Homps


FashionMag.com: 50 ans, c’est la maturité pour un salon ou déjà l’âge de la pré-retraite ?
Marie-Laure Bellon-Homps: C’est une vraie force pour une manifestation comme le Sil d’être plus que jamais là après tant d’années et de sessions. De même d’ailleurs pour Mode City. Cela exprime une marque de confiance de la part des exposants et des visiteurs.

FM: Comment expliquez-vous cette durabilité de vos salons ?
MLB: Nous avons déjà une caractéristique forte que n’ont pas ou plus beaucoup de salons. Nous sommes très proches du marché du fait de la présence d’un actionnaire professionnel (La fédération de la maille, ndlr) au sein de notre capital. Nous avons travaillé avec lui nos évolutions. C’est dans notre ADN d’être au service de la profession. Pour autant, nous avons aussi comme particularité d’être très à l'écoute de l’évolution des salons. C’est cette synthèse qui a permis à nos salons de traverser le temps et d’être des manifestations repères pour les exposants et les visiteurs.

FM: Quelle définition donnez-vous du rôle d’un salon aujourd’hui au moment d’internet ?
MLB: Un salon, c’est d’abord et plus que jamais une sorte de place du marché où nombre de professionnels viennent échanger. C’est le meilleur réseau social vivant ! Pour autant, l’outil ne peut se contenter de mettre en scène des exposants d’un côté et d’accueillir des visiteurs et les laisser se débrouiller tout seuls. Pour de nombreuses raisons. D'abord, nous constatons que les visiteurs ont de moins en moins de temps, soit parce qu’ils viennent moins longtemps, soit parce qu’ils sont moins nombreux à se déplacer par société. Il faut donc les aider à mieux organiser leur visite. Nous avons ainsi pris le parti de prendre la parole sur différents sujets.

FM: Vous croyez aux salons virtuels comme par exemple ce que fait le Pitti à Florence ?
MLB: Je ne crois pas qu’au salon virtuel. Ou seulement au salon virtuel. En fait, il faut revenir à ce que je disais sur le rôle d’un salon. C’est d’abord un endroit physique de mise en relation. Nous pouvons prolonger cette mise en relation via internet. C’est une continuité de ce que nous faisons déjà. Nous avons par exemple une communauté interfilière très active sur Linkedin. Sur ce mois de janvier, nous créons une page Facebook pour les détaillants de lingerie. Un salon, c’est une manifestation commerciale. C’est aussi un lieu de connaissance. Nous avons dès lors une réflexion sur les contenus. Eurovet a une vraie expertise sur la lingerie et sur le monde. Les gens, qu’ils soient exposants ou visiteurs, ne veulent pas entendre parler que du salon lui-même. Ils recherchent des informations. Nous devons les leur apporter dans les manifestations physiques, où nous sommes presque un laboratoire d’innovation en direct, mais aussi sur le web.

L'intégralité de l'interview a été publiée dans la newsletter FashionMag Premium du jeudi 17 janvier à 18H. Si vous êtes abonné, vous pouvez la retrouver sur le site FashionMag.com.

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