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8 nov. 2016
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Marks & Spencer : quel avenir pour l’habillement ?

Publié le
8 nov. 2016

Fin du suspense : comme l’avait laissé entendre son nouveau PDG, Marks & Spencer procède à une coupe drastique dans son réseau avec la fermeture de 53 magasins gérés en direct dans 10 pays. Sept fermetures touchent la France, où seul l’alimentaire semble désormais avoir un avenir.
 

Le magasin Marks & Spencer des Champs-Elysées, à Paris - PixelFormula


Aux commandes du groupe depuis avril, Steve Rowe n’a depuis cessé de pointer du doigt les branches les plus déficitaires de l’activité. Donnant régulièrement en exemple le coûteux flagship des Champs-Elysées, symbole d’un retour triomphal dans l’Hexagone, plus d’une décennie après l’avoir quitté. Et, dès l’été, la direction laissait fuiter l’ébauche de son futur plan pour réduire l’activité internationale, et son déficit « insoutenable ».
 
Mais Marks & Spencer n’avait pas attendu l’annonce de ces fermetures domestiques et étrangères pour couper dans ses rangs. Dès septembre était annoncée la suppression de 525 postes au sein de son siège londonien, ainsi que la relocalisation de 400 postes londoniens liés à l’informatique et à la logistique. L’objectif affiché étant d’adopter une stratégie d’organisation « plus simple et efficace ».

La France illustre aujourd’hui la réorientation stratégique du groupe. Exit les grandes surfaces coûteuses mêlant habilement, décoration et alimentation. « Nous allons continuer à développer notre activité alimentaire franchisée en France, où il existe une demande pour nos produits innovants et de qualité dans lieux de passage ». Au total, 200 magasins alimentaires sont annoncés d’ici à la fin de l’exercice 2018-2019.
 
Moins de vêtements pour plus d'alimentaire

Quid alors de l’habillement Marks & Spencer ? Avec 304 adresses regroupant l’ensemble de l’offre textile, cette offre pèse pour deux tiers des espaces de vente outre-Manche. Environ 30 de ces adresses devraient fermer et 45 voir leur surface réduite, l’habillement devant par ailleurs connaître une réduction de ses gammes en termes d’offre, alliée à une chute des prix. Une stratégie destinée à reconquérir une clientèle britannique volatile.

« En résumé, à la fin de ce programme de cinq ans, nous allons opérer de moins nombreux mais meilleures adresses Clothing & Home, et beaucoup plus de magasins uniquement alimentaires », indique l’entreprise. « Au total, M&S prévoit d’avoir davantage de magasins dans des endroits plus pratiques pour nos clients, en offrant plus de possibilités d'emploi aux salariés. »
 
L’habillement  fut déjà incriminé par le passé. L’été 2015 fut marqué par les départs de John Dixon, alors responsable du secteur non-alimentaire, et de Frances Russell, en charge des lignes féminines d’habillement. Mais les réorganisations n’ont pas enrayé la chute des ventes textiles. Celles-ci viennent encore de chuter de 5,3 % au premier semestre, clos fin septembre.
 
Sur l’exercice 2014-15, Marks & Spencer avait connu des ventes stables à 10,31 milliards de livres (14,3 milliards d'euros), mais un bénéfice net en recul de 7 %. Sur le premier semestre de l’année en cours, les ventes tous secteurs confondus progressent de 4 %, mais chutent de 0,9 % à périmètre comparable.

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