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Matthew Williamson offre une profusion de glamour pour son retour à Londres

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AFP
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20 sept. 2009

LONDRES, 20 sept 2009 (AFP) - Pour son retour sur les podiums de Londres, le styliste britannique Matthew Williamson a ravi les fashionistas qui sillonnent la capitale depuis vendredi 18 septembre pour les défilés printemps-été 2010, offrant pour les 25 ans de la Fashion week une collection glamour à l'extrême.

Matthew Williamson
Matthew Williamson - Photo : Scott Gries/AFP

"J'aime la façon dont il évolue, d'un look plutôt boho (bohémien, hippy) vers un look beaucoup plus à l'écoute du corps humain, plus sophistiqué mais toujours très sexy", a commenté Hilary Alexander, responsable de la rubrique mode du quotidien The Daily telegraph.

"De nombreuses créations sont inspirées des oursins, d'où ces sortes de broderies à pointes. J'ai trouvé les associations de couleurs très belles", s'est-elle extasiée auprès de l'AFP. "Mais c'est ce que nous voulons de Matthew, nous voulons de la couleur et de l'excitation et il y parvient toujours", a-t-elle relevé.

Matthew Williamson était le "revenant" le plus attendu de cette saison de défilés londoniens. Depuis sept ans, il présentait ses collections à New York --à part une visite express à Londres en septembre 2007 pour des raisons publicitaires, un défilé-concert grâce aux bons soins du chanteur Prince-- mais il a décidé de revenir sur ses terres natales.

"Pour nous, c'est plus pratique sur le plan logistique parce que nous sommes basés ici mais c'est aussi, en permanence, une pépinière de jeunes talents et je suis heureux de faire partie de cela", avait-il expliqué avant la Fashion week.

Ses dernières créations sont dominées par des couleurs métalliques, allant du bronze à l'argent, en passant par l'or, le tout rehaussé d'une avalanche de perles à l'instar de la robe de lin qui a ouvert son défilé.

Les silhouettes sont celles de femmes déterminées, qui n'hésitent pas à marier une mini-jupe avec un corsage agrémenté de petits morceaux de miroirs, à se parer de bijoux parfois très colorés.

"Souvent, les défilés sont tout en noir, gris et crème, et vous venez chez Matthew et c'est waou", a déclaré à l'AFP Twiggy, premier mannequin "star" dans les années 1960. Surnommée la "brindille", elle est le symbole de l'Angleterre débridée des Beatles et de Mary Quant.

"C'est super qu'il soit revenu à Londres. J'aimerais qu'ils reviennent tous à Londres, c'est là qu'ils ont commencé, c'est là qu'ils se sont perfectionnés", a-t-elle souligné.

Un souhait qui s'est déjà en partie concrétisé puisque plusieurs grands noms du monde de la mode britannique effectuent un retour aux sources pour cette Fashion week, en particulier Burberry Prorsum, Jonathan Saunders, Antonio Berardi et Pringle of Scotland.

La reine de la mode britannique Vivienne Westwood avait ouvert la voie dès février 2008, en choisissant de présenter sa collection de prêt-à-porter Red Label à Londres où elle n'avait plus défilé depuis neuf ans. Elle devait présenter ses dernières créations dimanche en début de soirée.

Un regain d'intérêt qui récompense les efforts du British fashion council (BFC), organisateur de la Fashion week, qui a été repris en main il y a quelques années. Le BFC s'est depuis engagé dans un exercice d'équilibriste afin de conserver la spécificité londonienne d'incubateur de jeunes talents tout en jouant en égale face aux grandes places de la mode que sont New York, Milan et Paris.

La tendance qui semble se détacher depuis l'ouverture de la Semaine de la mode annonce un printemps-été 2010 dominé par le blanc, mais avec des vêtements travaillés à l'extrême, regorgeant de superpositions, de plissés écrasés et autres savoir-faire des maîtres du stylisme. C'est notamment le cas de John Rocha, Eun Jeong ou encore Osman.

Pour ceux qui ont évité le blanc et le pastel, c'est souvent un véritable feu d'artifice qui explose sur les robes, comme Mary Katrantzou et Danielle Scutt dont les tissus ne sont pas sans rappeler ceux du duo Basso and Brooke qui créent leurs motifs à partir de distorsions d'images par manipulations numériques.

Un point commun à tous: les créations rivalisent d'entrelacs, de parties ajourées, de dentelles, de broderies et de perles.

Par Alice Ritchie

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