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Max Mara fait dans le Punk Chic, les yeux tournés vers Dubaï

Traduit par
Marguerite Capelle
Publié le
today 22 févr. 2018
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Dernière leçon salutaire en date sur l’art de mettre en scène un défilé classieux tout en orientant bien sa marque pour Max Mara et sa collection Punk Chic, ironiquement conçue pour les filles modernes d’aujourd’hui, celles qui font carrière.


Photo: Camera della Moda/ Instagram


Des extensions de cheveux dignes de Siouxie and the Banshees se dressaient sur la tête de la plupart des mannequins de ce défilé, présenté tôt jeudi matin dans un Milan humide, mais avec néanmoins une atmosphère de boîte de nuit dans ce décor peu éclairé installé au milieu de l’énorme cour du Palazzo Serbelloni.

La collection était pourtant clairement destinée aux femmes qui travaillent : de merveilleux manteaux tourbillonnants en cachemire crème et de généreuses vestes croisées masculines de conseil d’administration.

Dans une palette bien sentie de motifs pied-de-poule anthracite, fines rayures sur tissu sombre et tissu prince-de-galles dans une teinte caramel profond, la coupe de ces manteaux –  comme toujours la clé pour comprendre Max Mara – était une impressionnante démonstration d’autorité. Pour renforcer l’ambiance contre-culture, la plupart étaient frangés aux manches et aux épaules.

Max Mara est aussi une griffe qui ne lésine jamais sur les moyens. C’était très clair au vu du casting : Gigi Hadid, Doutzen Kroes et Lara Stone ont lancé les hostilités avec une série de fantastiques tops, manteaux et jodhpurs élancés en imprimés léopard et guépard. Les mannequins avaient les yeux charbonneux pour ajouter à l’atmosphère de séduction, encore renforcée par les sangles vaguement SM utilisées en finitions sur des robes moulantes et des jupes crayons.

Pour ajouter encore à la jeunesse qui se dégageait de ce défilé, il y avait une super série de tee-shirts basés sur des dessins de l’artiste François Berthoud, de merveilleux croquis de visages optimistes.

Max Mara est aussi une marque particulièrement inventive, comme avec cette exposition, Coats ! (Manteaux !), revenant sur 60 ans de mode italienne et présentée l’an passé en Corée, en même temps qu’un défilé mis en scène au sein du Dongdaemun Design Plaza, conçu par Zaha Hadid.

Prochaine étape : la maison a les yeux tournés vers Dubaï, où elle exposera et défilera fin 2018.

« Notre objectif est de communiquer avec l’art, la créativité et la culture. Il n’y a pas que les vêtements. C’est de cette façon que nous concevons Max Mara à présent. Et c’est pour cela que nous allons à Dubaï », expliquait à FashionNetwork.com le PDG, Luigi Maramotti, tandis que le public si bien coiffé s’esquivait sous un solide crachin lombard.

Le cadre de Max Mara a également révélé que la maison allait développer une série de pièces plus pudiques destinées au marché du Moyen-Orient, y compris des hijabs. Du cachemire avec de la classe et de la culture.

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