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7 avr. 2013
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Merci.chéri entend vendre en ligne le made in France

Publié le
7 avr. 2013

Le made in France n’est peut-être pas encore un argument d’achat majeur pour les consommateurs. C’est toutefois de plus en plus un argument de vente, de mise sur le marché. Ainsi, un nouveau site s’apprête à prendre son envol sur ce thème. Avec un nom clin d’œil qui sonne très français et vise autant sinon plus une clientèle étrangère qu’hexagonale : merci.chéri.

Les initiateurs de merci.chéri

L’initiative vient de deux graphistes, Eva Edelstein et Cédric Hugonnet. La première a fait l’école de design Penninghen à Paris, et est graphiste free lance après avoir travaillé pour la marque Cavalier Bleu. Le second est graphiste dans une agence de photos. Leur démarche est simple comme une bonne idée. Ils avaient envie de s’installer à l’étranger. Berlin avait leur faveur. Et leur seul atout, disent-ils, étaient d’être français. D’où leur idée d’ouvrir une boutique consacrée au made in France dans cette capitale allemande réputée ouverte aux initiatives en tous genres. ce projet a toutefois été remis.

Et puis, l’initiative a glissé vers l’idée d’installer sur le net un concept store consacré à des produits français. « Beaucoup s’attendent à ce que les produits d‘origine française soient de bonne qualité, mais chers et quelque part issus du luxe », souligne Eva Edelstein. Notre pari est de présenter des produits de tous types et de tous secteurs qui reflètent la diversité de ce qui se fait ici ».

Et de poursuivre: "L'objectif est de regrouper et de mettre en avant les petits producteurs, les jeunes créateurs. De valoriser la fabrication artisanale, le travail des petites maisons de niche mais aussi de marques émergentes ou plus installées. De faire redécouvrir des produits d'hier mais aussi de présenter les jeunes talents de demain qui respectent un savoir-faire et une fabrication française sous un même toit."

L’offre du site est diversifiée. Elle va de la mode (homme, femme, enfant, bijoux) à l’épicerie fine en passant par de la porcelaine, des cosmétiques, des bougies, etc. « La mode pèse 45% environ de l’offre », souligne Eva Edelstein.

Le site doit être mis en ligne ces jours-ci

Aujourd’hui, une quarantaine de labels sont référencés. Le produit le moins cher est une boite de bonbons au réglisse killtoids à moins de 3 euros et le plus cher un manteau de Valentine Gauthier à plus de 1000 euros. Les savons viennent de chez Mylo, les foulards d'Antagoniste, la maroquinerie de Carré Royal, des Bijoux de Studio Loumi et Laura des Villes Laura des Champs, du prêt à porter et maroquinerie de Charlotte Sometime, des couvre chef de Shapobaa, etc.

Pour constituer leur offre, Eva Edelstein et Cédric Hugonnet ont parcouru certains salons comme Who’s Next et ont beaucoup surfé sur le web. Le site s’apprête à ouvrir avec 250 produits différents. Certains ont été achetés, d’autres sont en dépot. Selon les initiateurs de merci.chéri, les marques et fournisseurs ont été indulgents pour le démarrage, séduits par l’idée.

Merci.chéri ouvre en français et en anglais. Ses fondateurs espèrent dans quatre ou cinq mois introduire des versions allemande et japonaise. Ils insistent aussi sur le fait qu’ils ont annexé à la partie vente une partie culturelle centrée évidemment sur la France.

Coté pratique, les livraisons sont assurées en France et dans les pays proches par GLS et dans les contrées plus lointaines via La Poste.

En base arrière, ils ont eu l’opportunité d’ouvrir une boutique à Chantilly, qui est un lieu de vente certes, notamment aux touristes qui fréquentent la ville au château illustre, mais aussi de stockage et de showroom. Ils rêveraient d’en ouvrir d’autres. Une à Paris un jour et pourquoi pas des Merci.chéri dans des capitales étrangères… Jusqu'à Berlin?

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