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4 févr. 2015
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Milano Unica célèbre l’entente franco-italienne

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4 févr. 2015

« Monsieur, au nom du gouvernement italien, je tiens à remercier votre groupe pour les acquisitions que vous avez faites en Italie, car vous avez créé de la valeur et maintenu des emplois dans notre pays. D’un autre côté, lorsque Milano Unica obtiendra la primauté sur Première Vision, vous vous sentirez chez vous aussi bien à Paris qu’à Milan ! »

Le vice-ministre Carlo Calenda remercie LVMH pour ses acquisitions en Italie


C’est par cette boutade que le vice-ministre italien du Développement économique, Carlo Calenda, a conclu son intervention lors de la cérémonie d’ouverture de Milano Unica, ce mercredi, en s’adressant à Antoine Arnault, venu inaugurer la XXème édition du salon de référence du textile italien, qui se tient jusqu’au 6 février à Milan.

« En Italie, nous employons 7 000 personnes et avons investi plus de 100 millions d’euros l’an dernier. Nous comptons sept sites productifs, auxquels s’ajoutera bientôt le site de Berluti à Ferrare », a illustré le fils de Bernard Arnault venu à Milan en tant que président de Loro Piana, l’entreprise textile piémontaise rachetée par LVMH en 2013.

Les liens entre la France et l'Italie sont nombreux dans le secteur du textile et de l’habillement, surtout dans le domaine du luxe. Au-delà de Loro Piana, le groupe LVMH compte ainsi de nombreuses autres marques italiennes dans son portefeuille (Fendi, Emilio Pucci, Bulgari, Cova, Acqua di Parma, Marco de Vincenzo, RossiModa).

En marge de la cérémonie d'ouverture, Antoine Arnault a précisé que le groupe n'avait pas en programme d'autres acquisitions sur l'Italie.

Antoine Arnault (à gauche) et Claudio Marenzi lors de l'inauguration de Milano Unica


Pour sa part, Claudio Marenzi, le président de SMI, l’organisme patronal de l’industrie de la mode italienne, n’a pas manqué de souligner comment l’Italie était le seul pays à avoir sauvegardé l’entière filière de production du textile et de l’habillement en Europe. « Une filière, unique au monde, qui emploie près de 500 000 personnes, même si nous avons perdu 200 000 emplois depuis 2006-07 », a-t-il rappelé.

« Puisqu’en France la chaîne de production textile a été détruite il y a quelques décennies, et que l’Hexagone s’adresse à l’Italie pour y faire réaliser les produits de qualité de ses griffes, je lance l'idée de créer un observatoire franco-italien destiné à contrôler la santé de notre filière textile », a conclu Claudio Marenzi.

Une proposition qui, espère-t-on, sera entendue de part et d'autre des Alpes.

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