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Mim : les offres de Tally Weijl et Etam choisies par le tribunal

Publié le
today 28 mars 2017
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L'attente fut longue et le verdict est âpre pour les salariés : le tribunal de commerce de Bobigny a validé ce 28 mars un plan de cession de l'enseigne Mim au profit des offres partielles conjointes formulées par Tally Weijl et Etam. Celles-ci vont reprendre 71 des 270 points de vente de la marque de mode féminine, détenue depuis 2014 par le groupe hongkongais Main Asia (69 pour l'enseigne suisse et 2 pour le groupe français). Ce qui devrait conduire au licenciement de  800 personnes, soit environ la moitié des effectifs au niveau national. 


Mim a enregistré un chiffre d'affaires de 183,7 millions d'euros en 2015(contre 206 millions l'année précédente). - Mim


Trois offres de reprise globales avaient pourtant été initialement déposées, mais elles n'ont pas su convaincre. Le fonds Clementy, qui disposait du soutien du comité d'entreprise de Mim et prévoyait de sauvegarder plus de 90 % postes, n'a donc sans doute pas pu apporter la preuve de sa solidité financière. Son porte-parole n’a pas souhaité s’exprimer après la décision. Les deux autres projets présentés, portés par HTCI et Nicolas Cohen, actuel fournisseur textile de Mim par le biais de la société AGT, avaient quant à eux été rejetés lors de  l'audience du 21 mars dernier. 

Ce mercredi, les différentes parties prenantes du dossier se réuniront afin de détailler la suite de la procédure, et notamment la mise en liquidation ou non de la société, suite à l’offre partielle validée. La liste du personnel repris par Tally Weijl devrait inclure tout les salariés des boutiques reprises par l’enseigne suisse (surtout dans la partie Est de la France, mais aussi sur tout le territoire).

Du côté des salariés justement, le désarroi est palpable. « Je suis extrêmement en colère, livre une élue du comité d'entreprise. Je pensais que l’offre de Clementy serait validée. Tous ces emplois perdus, c’est inadmissible. J’en veux en premier lieu à Main Asia, qui a mis en péril notre entreprise ». Déjà en difficulté sous l'ère New Look, l'enseigne de mode femme à petits prix avait subi un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) en 2013 (136 postes supprimés), la situation de la marque ne s'étant pas améliorée avec son nouveau propriétaire hongkongais (PSE de 294 licenciements en 2015). « Main Asia, qui actuellement ne se manifeste pas auprès de nous, n'a à son arrivée pas investi dans l'enseigne, ni présenté de stratégie de relance claire », confiait ainsi un autre élu du CE à FashionNetwork.

Placée en redressement judiciaire depuis novembre 2016, la chaîne d'habillement créée en 1976 par Emile et Charles Amzallag emploie près de 1 500 salariés. Ceux-ci se sont mobilisés tout au long de la procédure pour alerter l'opinion publique sur leur sort.

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