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23 sept. 2013
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Moschino: 30 ans sous le signe de l’ironie

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23 sept. 2013

Des banquettes en velours, un épais rideau rouge… Le décor est planté. La fête peut commencer. C’est par un grand show-spectacle que Moschino a célébré samedi 21 septembre les 30 ans de son histoire et la mémoire de Franco Moschino, décédé prématurément en 1994, dix ans après avoir créé sa maison.

La robe sac Moschino de l'automne-hiver 1988/1989. Photo Pixelformula


Le rideau s’ouvre. La projection démarre avec des images d’archives en noir et blanc rappelant l’esprit ironique et décapant du designer. "Chaos est une très belle parole, la plus adaptée pour remplir ma tête. Je suis surréaliste. J’aime la réalité telle qu’elle est mais décalée", raconte face à la caméra le styliste. Clap de fin sur un ultime salut à l’artiste avec les mots "Ciao, Franco" s’incrustant à l’écran.

Place au show ! Le défilé s’ouvre avec quatre modèles icônes de Moschino endossés par les top-models fétiches du créateur. A l’instar de l’Américaine longiligne Pat Cleveland, qui traverse le podium tout sourire en dansant dans la robe bustier affublée de la célèbre vache tricolore ou encore d’Amalia endossant chapeau et manteau à col "nounours" de l’hiver 1988/1989. Sur leur passage les fans de la marque trépignent en hurlant.

Moschino, modèle nounours de l'hiver 1988/1989. Photo Pixelfortmula


S’ensuit la collection confectionnée pour le printemps-été 2014 par Rossella Jardini, qui fut le bras droit de Franco Moschino et qui a repris le flambeau à la mort du styliste. "Je vis constamment dans la mémoire de Franco", confiait-elle avant le défilé. Pour l’occasion la styliste a voulu mettre en scène la double âme de la femme d’aujourd’hui: la "bad girl" sexy street-glam en bas résille et casquette en cuir et la "good girl" bon chic bon genre aux mises bien sages.

Grosses chaînes et zips dorés d’un côté, collier de perles de l’autre… Les mannequins se présentent par deux, la brune et la blonde, déclinant les deux versions opposées d’une seule et même femme. L’ange et le diablotin. La "Bunny girl" en tenue de lapin sexy versus l’écolière, la femme en tailleur et celle en dessous chic, la robe vichy brodées de roses rouges contre le bustier à carreaux combiné au short en cuir. Le manteau en soie à gros nœud d’un imaginaire petit chaperon rouge s’oppose enfin à une robe moulante à paillettes écarlate.

La collection Moschino pour l'été prochain oppose la brune à la blonde. Photo Pixelformula


Mais les surprises ne sont pas finies. Le rideau retombe… pour se rouvrir sur la chanteuse noire américaine Gloria Gaynor, qui entonne son tube de 1983 "I am what I am". Le défilé se conclut pour laisser place à la fête.

Le retour à la réalité est brutal. Dans la cour du vieux garage milanais, qui a accueilli les festivités et où affluent les invités, plane une certaine nostalgie pour une époque qui semble bel et bien révolue.

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