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Noyon : la justice autorise les réductions d'effectif

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3 nov. 2016

Le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer a validé la suppression de 55 emplois sur 237 par le spécialiste de la dentelle Noyon. Si l’activité robe se porte bien, les commandes ont en effet chuté côté lingerie.

L'entreprise Noyon à Calais - AFP


Un plan de départ devrait être ouvert dans les deux prochaines semaines. La fin du plan de restructuration est fixée pour le mois de mars. Un point intermédiaire sur l’avenir du dentellier de Calais-Caudry devrait se tenir en janvier 2017.
 
Aucun dossier de reprise n’a été déposé. Mais durant l’audience, des repreneurs potentiels se sont manifestés, relèvent nos confrères de La Voix du Nord. L’entreprise Sophie Hallette, qui a déjà cette année repris les entreprises Codentel et Dentelles MC. Mais aussi l’entreprise chinoise Yongsheng, qui en avril sauvait de la faillite un autre dentellier calaisien, Desseylles Lace. Une SCOP (Société coopérative et participative) est par ailleurs envisagée par plusieurs salariés.

Le chiffre d'affaires de l'entreprise, qui travaille pour la lingerie, la haute couture et le prêt-à-porter, s'élevait à 15,5 millions d'euros en 2015, contre 18,3 millions en 2014. Et la direction s'attend à une nouvelle baisse de l'ordre de 10 % en 2016. Recul imputé à un recul des commandes sur le marché de la lingerie, qui représente 70 % de l’activité. Ce qui est problématique pour l’entreprise, dont l’équilibre financier se situe autour de 18 millions d’euros de ventes annuelles.
 
« Nous travaillons beaucoup avec Lise Charmel, Marie Jo, Chantal Thomass, La Perla… Mais les clients pour ce niveau de qualité, sur toute l’Europe, c’est une quinzaine de marques. C’est donc assez limité. Et de la part de certains clients, pas ceux que je viens de citer, nous avons subi d’importantes baisses de volumes, parfois divisés par trois ou quatre », expliquait en septembre à FashionNetwork le dirigeant, Olivier Noyon. « Je pensais ne plus avoir à licencier, très franchement », nous confiait-il alors.
  
En 2008, l'entreprise avait en effet déjà été placée en redressement judiciaire après plusieurs plans sociaux. Le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer avait accepté en 2010 le « plan de continuation » d'activité du fabricant de dentelles.

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