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13 mars 2014
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Olivier Bochard (Trouillet): "La relocalisation est illusoire pour les tissus et tissés teints"

Publié le
13 mars 2014

Olivier Bochard

A la tête de l’entreprise fondée par son arrière grand-père, Olivier Bochard décidait en 2011 de compléter son outil industriel par des partenaires français et étrangers.

Face à la concurrence, Trouillet est peu à peu devenu un prestataire pour des marques en quête de production rapide et totalement prise en charge. S’il regrette de "ne plus être un industriel", le dirigeant y voit néanmoins une évolution logique pour son niveau de gamme. L’approche a en tout cas trouvé écho auprès de Zara et Esprit, mais également de Monoprix, Burton, Okaïdi, Camaïeu, Lacoste, Maje, Burberry et autres.

"Je pense que c’est l’avenir: le client s’occupe de la distribution, et nous prenons en charge son approvisionnement", nous expliquait ainsi Olivier Bochard, à l’occasion du salon Première vision. "Quand vous avez un métier, vous essayez évidemment de rester dessus. Mais quand vos clients commencent à expliquer qu’ils ne savent plus comment acheter du tissu, ou qu’ils n’ont même plus les logiciels, on ne peut ignorer cette évolution, car c’est le sens que l’histoire prend".

Exit donc l’outil industriel, devenu un "fil à la patte", pour recourir désormais au savoir-faire de prestataires à 60 % français, principalement installés en Rhône-Alpes. A cela s’ajoutent des fournisseurs espagnols et portugais, toujours détenteurs d’outils nécessaires à certaines productions de niche. Sans oublier la Turquie, qui "est au textile ce que la France était il y a une trentaine d’années", pour le dirigeant de Trouillet. "L'idée est de pouvoir répondre à la demande d’un client sans être bloqué par un outil industriel. Si vous savez faire tel type de produit, mais que le client vous en demande un autre, vous êtes coincé. Je l’ai vécu. Si on s’est défait de notre outil industriel, c’est pour pouvoir s’appuyer sur d’autres, et faire varier en fonction de la demande".

Trouillet.com


Aujourd’hui, Trouillet élabore en outre sa propre offre créative, et conçoit des produits finis en exclusivité, destinés à être griffés au nom des marques des clients, ou sous la marque propre de l’entreprise: Jekyll and Hype.

Très active sur l’enfant, la société compte une trentaine d’agents dans le monde, s’offrant notamment grâce à Esprit une croissance de 30 % outre-Rhin. Mais le succès de l’offre rencontré auprès de Zara aura particulièrement contribué à doubler le chiffre d’affaires sur les deux derrières années. Aujourd’hui, 60 % des ventes sont destinées à de grandes enseignes visant une mise en vente rapide, contre 40 % pour des marques à la saisonnalité plus classique.

S’il pense avoir fait le bon choix, Olivier Bochard ne cache pas regretter de ne plus être un industriel. Mais à l’heure où l’on évoque un retour de l’industrie française via les relocalisations, il n’y croit pas.

"Dans certains métiers comme le luxe, il y a un vrai intérêt à se relocaliser", explique-t-il. Et pas seulement côté marketing. Quand Hermès et Vuitton rachètent des tanneries, c’est pour garder un savoir-faire. Mais la relocalisation est illusoire pour les tissus et les tissés teints à produire. Et même pas pour des raisons de coût. En Turquie, je crois qu’il faut un an pour construire un outil, contre trois en France, le temps d’avoir: permis de construire, accord des banques, et recrutement de salariés qualifiés (difficiles à trouver). Si certains niveaux de gamme permettent de payer des prix français, ce n’est pas le cas des nôtres".

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