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3 janv. 2012
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Paroles de détaillants: "Des difficultés attendues au 1er semestre 2012"

Publié le
3 janv. 2012

Paroles de détaillants
C’Pierre Style
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En ce début d’année, FashionMag.com donne la parole aux détaillants. Quel bilan tirent-ils de 2011 et quelles sont leurs appréhensions pour 2012 ?

Installé au 20 rue Lafayette à Toulouse, C’Pierre Style affiche une offre masculine comprenant les marques Azzaro, Georges Rech, Bruno Saint Hilaire, McGregor, Pierre Cardin Jeans ou encore Emmanuelle Khanh. Son responsable, Pierre Sportouch, revient pour nous sur l’année écoulée et celle qui s’annonce.

FashionMag - Que retiendrez-vous de l’exercice 2011 ?
Pierre Sportouch - L’année n’a pas été bonne du tout. Le facteur climatique n’a pas joué en notre faveur. Il a fait trop chaud. Sans oublier la crise qui, largement traitée dans la presse, a miné le moral des consommateurs. Cela a été un vrai frein à la consommation. Le second semestre a été le plus touché. Il a fallu opérer une évolution de l’offre avec une réduction du nombre de produits moyen de gamme. Aujourd’hui, nous avons arrêté de proposer les marques Guess, Courrèges, Scherrer, Gentleman Farmer, Trussardi.

FM - Quels seront, selon vous, les défis à relever en 2012 ?
PS - En 2011, des opérations commerciales nous ont permis de maintenir le chiffre, mais pas de l’augmenter. Or en 2012, avec les élections présidentielles qui freinent traditionnellement les achats, on peut attendre des difficultés au premier semestre. Un autre défi est de faire avec des dates de soldes qui ne correspondent pas aux attentes. Il faudrait en finir avec les promotions déguisées.

FM - Comment a évolué le rapport entre marques et détaillants ?
PS - Il y a eu une forte augmentation des tarifs, face à la hausse du prix des matières premières. Cependant, quelques fournisseurs ont accepté de passer des accords de retour, ce qui ne se faisait absolument pas avant. Il peut y avoir négociation sur ce terrain, mais pas sur les tarifs. Sinon, il y a évidement eu une réduction des quantités commandées, car il a fallu s’adapter à l’évolution du marché.

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